Quoi de neuf dans vos e-kioskes? Spécial Print
A en croire beaucoup de vos e-kioskes, l’avenir de votre lecture est dans le numérique* (explosion de la vente de e-books, présence obligatoire des magazines sur le net, expérimentations sur les nouveaux supports)… on en oublie parfois que l’industrie de l’impression avance aussi sur d’autres technologies que le celle du numérique.
Certains designers et imprimeurs expérimentent et tentent de nouvelles choses… on est dans une réflexion design entre DIY, tests, accidents et détournements (Focal décodeur, stéréogramme, tissus imprimés, feuilles métallisées, découpage laser, encres blanches, phosphorescentes ou photosensibles, calques, latex,…).
Meirion Pritchard DA de Wallpaper réinvente sans arrêt l’objet qu’est son magazine et lance tous les designers dans cette aventure.
Cela va du magazine “fait main” où même la typo du magazine est revue par Jean-Baptiste Levée aux illusions optique par Denstu qui répondent à une demande très libre de Pritchard.
Je n’oublie pas aussi les demandes de Lagerfeld and Starck pour leurs versions du magazine qui font que Meirion Pritchard doit trouver des solutions très particulières pour faire des couvertures déshabillables et/ou replaçables… et si cela semble simple, c’est tout sauf ça ![]()




Wallpaper.com, toujours dans le même esprit, vous permet de créer et présenter votre propre couverture ![]()

Décidément monsieur Pritchard à tout compris à une bonne direction artistique
Bien entendu, beaucoup de designers travaillent sur ce sujet, Fanette Mellier, Ariane Spanier, ou encore le studio Catalogtree, Hoon Kim…



Pour finir je vous conseille d’aller faire un tour dans l’atelierdecreationgraphique.com
*Est-ce qu’un jour l’objet imprimé sera obsolète ?
Je ne veux pas y croire pour deux raisons:
L’affectif des liseurs face à l’objet.
Le livre est beau et se parcourt dans/par tous les sens. Il devient une partie de l’histoire de son lecteur (annotations, tâches, prêt, imperfections,…) et correspond parfois à une cérémonie de lecture.
Pour l’instant le numérique est avant tout considéré comme personnel pour une question de type de données, la lecture est une utilisation de l’objet en tant que média et non plus une fin en soit.
L’artisanat technologique
L’artisanat revient en force dans la réflexion design comme contre-courant de l’idée de “productivité avant tout”. Le savoir-faire de plusieurs générations s’allie aux recherches technologiques pour créer des objets qui passent d’items à sujets.
De plus, n’en déplaise à certains, les designers pensent, depuis au moins Gutenberg, l’objet imprimé comme un interface modulaire et modulable. Les best practices du web viennent très souvent d’évidences tirées d’expériences print.