Comprendre le e-commerce : les notions
Le e-commerce ou vente en ligne est complémentaire au site vitrine (site de présentation de la marque et/ou des produits sans possibilité d’achat en ligne). Un site e-commerce est également appelé site marchand (ou e-marchand).
Ce type de site a permis une mutation de certains corps de métiers web (design, intégration, marketing, trafic, dev, …). Pour travailler efficacement dans ce domaine il faut en comprendre l’univers, les contraintes et la chaîne de production.
Je lance donc une série d’articles sur le sujet, je resterai, à dessein, dans le survol, donnant des liens vers des articles/sites spécialisés. Commençons par quelques notions.
HISTORIQUE
Les généralistes (plusieurs catégories de produits) ont souvent commencé par la vente d’électronique (panier moyen élevé, facilité de stockage et d’envoi, marge faible augmentée par ce type de vente) et de produits culturels (panier moyen contenant plusieurs produits, facilité de stockage et d’envoi).
Les ventes flash et privées se dédiaient au PAP et à la puériculture (déstockage des saisons précédentes pour une marge haute, panier moyen contenant plusieurs produits, facilité de stockage et d’envoi).
Et les entreprises spécialisées B2B essayaient de passer au net.
Puis le partage initial a évolué selon la stratégie économique de chaque acteur de ce marché.
Multi-généralistes et ventes privées :
La stratégie économique consiste en un élargissement de sa cible (client et type d’achat) et une fidélisation également dont nous parlerons plus un deuxième temps.
Il faut en effet que l’entreprise soit moins dépendante d’un marché ou pays et puisse se défendre envers la stratégie hyper-agressive d’Amazon*.
L’élargissement :
- ouverture de nouveaux marchés (catégories)
- ouverture de nouveaux pays (localisation)
- ouverture vers la vente de services (spectacles, voyages, …)
- ouverture vers le B2B (type de business model)
- création de place de marché (type de business model / service)
Les marques :
De plus en plus de marques changent leur vision du e-commerce pour finalement l’intégrer dans leur stratégie commerciale. En 2000/2005 la mentalité était plus dans le “puisqu’on y vend mes produits autant que j’y sois directement” à 2010 “je dois être le principal bénéficiaire de la vente de mes produits et ma marque doit absolument être correctement représentée”. Certaines entreprises qui suivent la “stratégie boutique” d’H&M, par exemple, essaient par contre de s’en distinguer sur le Net.
Les cybermarchés :
Continuent tranquillement leur chemin, ici c’est l’habitude consommateur qui prend du temps à changer.
Les sites niche de marché :
Avec l’idée de e-commerce El Dorado de la vente, certains particuliers ou spécialistes ont créé des sites basés sur la vente d’un type de produits (chaussettes, piles, savons,…). On voit apparaître (et disparaître) beaucoup de sites de ce genre depuis 5 ans. Certains ont réussis également à se créer une réelle présence sur le net.
QUELQUES DATES DE SORTIE (en exemple, ce ne sont pas forcément les dates phares) :
2010: zara
2009: hugo boss
2008: jules - nikestore
2007: la fnac
2006: auchan – les 3 suisses
2003: marketplace d’amazon
2001: vente-privée – yves rocher
2000: asos – houra – pricemisnister – pixmania
1999: darty
1998: c-discount – décathlon
1995: amazon – e-bay
1985: telemarket (commence avec le minitel)
A LIRE POUR EN SAVOIR PLUS:
l’article Amazone, l’empire caché
le classement de l’attractivité des sites e-commerce en France sur le journal du net
1: “Pendant longtemps, Amazon.com a perdu de l’argent à chaque livre vendu en raison de ses importants investissements pour s’étendre, notamment parce qu’ils devaient constituer leur propre base de données ex-nihilo, en assurant la description bibliographique complète et la scannerisation de chaque document mis à la vente. La première année réellement bénéficiaire est 2004” Wikipedia