Internet est politique

Si j’ai commencé cette série d’articles par l’Open source & le P2P* ce n’était pas sans raison. Ils font partie des “outils” qui permettent au net d’aller vers ce qu’il doit être. Je vous livre ici une vision qui n’engage que moi.

Voilà quelques principes que l’on peut voir apparaître dans ces “outils” :

La liberté

•  la liberté de parole
•  la liberté de contrôle

L’égalité

•  l’égalité pour apprendre
•  l’égalité pour s’informer

La fraternité

•  la fraternité par le partage
•  la fraternité par le soutien

Ces systèmes fonctionnent grâce à des relais (réseaux sociaux, blogs, forums,… ) qui sont de plus en plus nombreux et de mieux en mieux organisés. Ces relais amplifient ce triptyque sur le net comme en dehors.

Internet est donc un élément nécessaire à la compréhension du monde qui nous entoure.
Il est important dans tout débat, il est important dans l’existence de propositions alternatives.
Internet est politique (qui est relatif aux affaires publiques).

Et c’est là que le bât blesse. Nos systèmes politiques ne suivent pas.
Je pourrais remettre en lien l’interview des députés sur le P2P et Hadopi, je pourrais parler de Wikileaks, du rôle des réseaux sociaux dans des révolutions… Ce ne sont pas des détails mais les conséquences d’une réalité.

Internet n’est pas un vague monde parallèle où il faut être technicien pour exister. Il n’est pas non plus un lieu seulement dédié au buzz et au marketing. Vous le savez bien, je ne vous ai sûrement rien appris ici.

Internet est politique, les politiques doivent donc l’appréhender dans sa globalité. C’est ici qu’un écart se creuse et ce sujet mérite débat.


* Articles précédents :
Open source : kesako ? 

Peer2peer & économie de partage: kesako ?

Peer2peer & économie de partage: kesako ?

Le peer 2 peer est souvent assimilé au piratage, c’est confondre système et utilisation.

L’aspect collaboratif du P2P

On est très proche ici d’une idée plus ancienne, la mutualisation des données et des moyens comme cela a pu être les cas des coopératives agricoles. Cette idée fonctionne pour des particuliers, des entreprises, des scientifiques…

Mutualisation des données : On parle d’échange de fichiers (mailing compris) et de gestion distribuée de données. En gros, tout ce qui vous permet de travailler d’une manière optimale à plusieurs, à distance, sur des dossiers communs.

Mutualisations des moyens : On peut aussi partager la puissance de calcul (Grid computing) comme l’explique l’article de Lise Gasnier sur solucominsight.fr. A noter que les solutions P2P intéressent beaucoup les Majors.

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Open source : kesako ?

Vous entendez parler souvent d’open source (code source libre).
Cette idée va plus loin que le logiciel gratuit. Elle comprend l’accès au code source du logiciel et ses produits dérivés.
Cela implique donc une idée communautaire où on peut transformer/améliorer le code tout en voyant ce que les autres en font.

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Sondage en vu d’une refonte

Voilà, voilà, une refonte s’impose.
Parce que j’aimerai que ce blog soit un peu plus designé même si je le veux sobre. icon smile Sondage en vu dune refonte
Parce que j’aimerai qu’il soit un lieu de partage qui réponde mieux à vos attente. icon twisted Sondage en vu dune refonte
Parce que je dois cleaner le code icon halo Sondage en vu dune refonte

Pour m’aider voici une liste de questions :

 

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On aurait dit que mon design, graphisme était de la musique…

Hello, j’espère que votre week-end est bon. icon smile On aurait dit que mon design, graphisme était de la musique...

Pour ce zoom du dimanche je publie un article de juin. Même si le blog commence a avoir pas mal de visites, il y a peu de commentaires hélas…  Peut-être serez-vous intéressés par ce jeu  icon twisted On aurait dit que mon design, graphisme était de la musique...

Bon, ok, je me pose beaucoup de questions (trop ?) et je suis joueur icon confused On aurait dit que mon design, graphisme était de la musique... .
En voici une qui est redondante : à quoi je voudrais que mon graphisme ressemble si c’était de la musique ?
Lorsque j’étudie (trop ?) la musique je vois des compositions, des layers d’instruments, des backgrounds de basses, des rythmes de batteries, des répétitions et des moments de grâce. icon smile On aurait dit que mon design, graphisme était de la musique...

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Etes-vous web designer 5.0 ?

Ok, dans le meilleur des mondes le web designer est codeur (dommage pour moi icon confused Etes vous web designer 5.0 ? ). Le web designer pense également un design moderne respectant les normes web…
Mais est-ce que ce web designer optimise son propre système de pensée ?
Voici un exercice que je m’efforce (et pas toujours avec succès) d’accomplir.

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Interview de David Serrault (Ensad/IDN)

Pas de e-kioskes les enfants aujourd’hui, j’ai trop envie de vous faire partager ce qui suit icon confused Interview de David Serrault (Ensad/IDN)

davidSerrault Interview de David Serrault (Ensad/IDN)J’ai eu la chance d’assister au colloque de l’Ensad (Web et recherche sur l’identité numérique dans la mobilité) où trois étudiants chercheurs ont présenté leurs projets. J’en avais fait un bref retour d’auditeur.

David Serrault présentait le premier projet Hinc&Nunc qui m’avait séduit par sa justesse et son apparente simplicité. Il est surprenant d’assister à un colloque sur le design et de se retrouver ressentir des sentiments comme la nostalgie, la tendresse (l’objet qu’une petite fille partage via un écran à sa grand-mère pour lui signifier je suis là et je pense à toi) à la présentation d’applications…

Hinc&Nunc
« Je suis {ici} et {maintenant}, je vais bien et je pense à toi. » Comment créer en situation de mobilité, un espace partagé intime entre deux personnes situés géographiquement à distance? (David Serrault )

 

Ça fait quoi de redevenir étudiant ?

En fait, ça n’était pas la première fois que je retournais sur les bancs de l’école. C’était même la troisième. J’ai vraiment apprécié ces parenthèses dans mon parcours professionnel. Redevenir étudiant implique de savoir se remettre en question, faire preuve d’ouverture et d’humilité. Ce sont des opportunités de s’intéresser à d’autres problématiques, de rencontrer d’autres personnes. Et bien sûr, d’apprendre. Je pense que ces deux dernières années m’ont énormément apportées pour ma pratique de designer. J’ai côtoyé des professeurs (Rémy Bourganel et Etienne Mineur entre autres) et des étudiants brillants. A ce titre étudier à l’Ensad était une chance extraordinaire. Une expérience que je recommande, bien entendu.

 

Étais-tu étudiant chercheur à plein temps ? As-tu eu à convaincre l’entreprise qui t’emploie du bienfondé de cette démarche ?

Je précise que je n’étais pas étudiant chercheur à plein temps. Jusqu’à juin dernier, j’étais chercheur un jour par semaine, plus quelques weekends et soirées icon confused Interview de David Serrault (Ensad/IDN) et architecte de l’information 4 jours chez voyages-sncf.com. Cette organisation particulière était une condition que j’avais négocié avec mon employeur lors de mon embauche il y a deux ans.

 

Durant la conférence, j’ai eu l’impression qu’une réelle connivence s’était créée entre les différents acteurs du laboratoire de recherche EnsadLab (aussi bien les responsables que les étudiants), c’est le cas ?

Oui, tout à fait. Je crois que ces deux années ont tissées des liens forts entre nous. Nous avons partagés de très bons moments, lors des conférences Lift de Genève notamment. Travailler ensemble lors des workshops et des ateliers du laboratoire a développé chez nous une culture et une sensibilité commune aux enjeux de l’identité numérique et de la mobilité. D’ailleurs, lorsque nous avons commencé à nous consacrer à nos projets respectifs, nous nous sommes spontanément concentrés sur des problématiques connexes. Geoffrey sur la communication phatique et intime, Kevin sur les facettes identitaires et moi sur la présence et la géolocalisation.

 

Si tu ne devais retenir qu’une seule chose de ces deux années, ce serait quoi ?

Sans doute le sentiment d’avoir touché du doigt l’évolution fondamentale qui est en train de s’opérer dans la technologie. Une technologie qui durant toute la période moderne à eu pour effet d’isoler les individus, de nous enfermer dans des bulles en nous promettant l’indépendance, l’autonomie. Une technologie qui a produit de la solitude et de l’ennui. Une technologie qui permet aujourd’hui de recréer ces liens vitaux entre les personnes. Un changement aussi dans les modes d’interactions qui répond à ce que Stéphane Hugon désigne comme un nécessaire besoin de ré-enchantement. Recréer du sens, produire des symboles.

 

Tiens, parlons sociologie. Peux-tu nous présenter les intervenants sociologues et votre manière de collaborer ?

Stéphane Hugon, Nicolas Géraud ou Stephana Broadbent nous ont beaucoup apportés. En amont, en nous aiguillant sur des enjeux sociétaux majeurs, en nous incitant à nous confronter aux usages, identifier des archetypes, et en aval, en nous aidant à positionner nos projets dans leur contexte. Par exemple, nous avons réalisé des observation in-situ avec Stephana. Nous nous sommes rendu chez des utilisateurs du logiciel Skype qui communiquent régulièrement avec des personnes situées à l’étranger pour leur demander et voir quels étaient leurs usages des outils de communication.
hn1 Interview de David Serrault (Ensad/IDN)
La géolocalisation passionne aussi les artistes et les firmes penses-tu que leur travail est proche du tien ?

Ou bien peut être est-ce mon travail qui est proche du leur ? La géolocalisation est un enjeu colossal pour les firmes qui développent des dispositifs de communication digitaux et c’est un sujet passionnant pour les artistes. La géolocalisation créé une liaison forte entre le monde tangible et le l’univers digital et elle est de nature à modifier sensiblement notre perception de l’environnement. Il y a une multitude de projets convergeant sur ce sujet. Il suffit de constater à quel point l’utilisation d’un GPS modifie la manière de se repérer dans l’espace. Je pense aussi aux expérimentations urbaines des situationnistes ou bien encore aux magnifiques visualisations de Nicholas Felton. Sur le mobile, il y a aussi de nombreuses applications comme Glimps qui permettent de jouer d’une manière assez élégante et créative avec la géolocalisation. Nicolas Nova dans son livre « Les médias géolocalisés » donne un aperçu historique très complet de ces recherches.

Pour moi, le véritable gap par rapport aux usages de la géolocalisation est surtout lié à l’acceptation par les utilisateurs.

J’identifie quatre profils types de réactions dont le rapport me semble assez équilibré actuellement. Tout d’abord, il y a les paranoïaques qui pensent que les données issues de la géolocalisation sont utilisées par les services de renseignements de tel ou tel pays pour les surveiller.  Les méfiants doutent de l’usage positif qui va être fait par les firmes des informations collectées sur leurs déplacement et qui craignent que la publicité autours de leur localisation provoquent des situations embarrassantes. Les fatalistes assument que l’on recueille déjà sans leur consentement une multitude d’informations que l’on n’y peut rien et que de toutes façon, ils n’ont rien de particulier à cacher. Et enfin, ceux qui pressentent qu’il est possible de créer des expériences innovantes et riches à partir de la géolocalisation. Bien sûr c’est ce dernier groupe qui m’intéresse le plus et j’espère qui va compter de plus en plus d’adeptes.

 

Je fais parti de ces 4 profils par alternance. Ne crois-tu pas que c’est aux créateurs et aux chercheurs d’amener de la clarté et de l’information aux trois autres profils pour les convaincre? (je pense ici à des campagnes de communication éloignées du blabla juridique, à un label « je n’achète pas de BDD clients » ou « je suis contre les spams », à une discussion mondiale des différents acteurs au sujet de la confidentialité des données comme cela a été le cas pour la génétique, …)

Bien sur, les designers ont un rôle à jouer. Il faudra plus que des effets d’annonce pour convaincre les utilisateurs de la valeur ajoutée des applications géolocalisées. Intégrité et empathie sont des valeurs qui peuvent les inciter à dépasser leurs aprioris. J’aime assez ton idée de charte de bonne conduite, d’un label qui pourrait être un axe de communication pour les industries des médias, comme il l’est souvent l’industrie agro-alimentaire avec le label « garanti sans OGM ». Il est fort possible qu’une marque de e-commerce qui s’affiche sans « marketing comportemental » par exemple puisse gagner les faveurs du public. Ce serait un révélateur flagrant de l’importance que les médias digitaux prennent  dans notre vie.
hn2 Interview de David Serrault (Ensad/IDN)
J’ai ressenti deux valeurs fortes dans ta présentation de Hic&Nunc : la justesse et la simplicité (ce qui revient peut-être au même). Penses-tu que seul un temps d’étude peut permettre cela ?

Justesse et simplicité sont des notions qui me plaisent beaucoup. Assurément c’était l’un des objectifs de ce projet. Trouver l’interface juste. Celle qui implique l’utilisateur sans tomber dans l’écueil de la transcription littérale. Cela demande du temps en effet. Du temps pour, collecter des informations les interpréter, réaliser des expérimentations. Scoth Berkun, dans son livre « Myth of Innovation » explique bien à quel point l’innovation est un processus long et complexe. En revanche, si par temps d’étude tu veux dire « faire des études », alors je n’affirmerai pas qu’il s’agit du seul moyen. Il me semble tout de même que les contextes favorable à une démarche propice à la conception de dispositifs digitaux innovant, pertinents et de nature à s’inscrire durablement dans les usages sont assez rares.

 

Je vois l’émergence de cette envie de ré-enchantement, de justesse et de simplicité dans le design et l’art d’une manière générale (je pense entre autre à Anne-Laure Maison et Inès Le Bihan) comme un énorme souffle d’optimisme qui clame « nous devons nous réapproprier la technologie ». C’est cela « le sentiment d’avoir touché du doigt l’évolution fondamentale qui est en train de s’opérer dans la technologie. » ?

Oui, tout à fait. C’est un rapport différent à la technologie qui est en train de voir le jour. Un rapport empreint d’animisme. Je sais que c’est une notion à laquelle Rémy tiens beaucoup. Les valeurs technophiles ont tendance à s’essoufler et je pense que l’on va s’intéresser, que l’on s’intéresse déjà plus à l’émotion, au contenu, aux symboles qu’à l’outil qui en est le vecteur.

 

Des signaux faibles (temporalité, espace, communication,…) qui créent des relations fortes. Peut-on considérer que c’est le leitmotiv de ta recherche ?

Les signaux faibles sont les vecteurs et les révélateurs des relations fortes. Stefana Broadbent l’affirme non sans une pointe d’humour, avec les multiples canaux qui nous permettent aujourd’hui de communiquer avec des personnes partout dans le monde, les gens continuent essentiellement à appeler leur maman. Et c’est vrai.  Sans aucun doute. J’ai axé ma recherche sur ces relations fortes en y intégrant cette promesse qui n’est pas de créer de nouvelles relations fortes entre les gens, mais plutôt d’en être le média.

hn3 Interview de David Serrault (Ensad/IDN)

Quand on parle d’information numérique, est-on dans une re-codification du langage ou une nouvelle forme de langage selon toi ?

A l’échelle du langage, l’essor du numérique représente une durée infinitésimale. Pour ma part, j’ai pris le parti d’aborder la question du langage et de l’information numérique avec humilité. C’est pourquoi, au départ de mon projet, j’ai cherché une métaphore. Une base solide et ancestrale qui me permettrait de travailler sur des fondamentaux de la communication interpersonnelle. La carte postale est une forme de média géolocalisé. Elle comporte les informations que je souhaitais transmettre : Le geste, la trace d’une action, une preuve, tangible, que l’on envois à une personne pour lui signifier qu’à un moment, et dans un lieu précis, on a pensé à elle. D’où, Hic&Nunc, le titre de mon projet. Dès lors, la question n’était pas pour moi de créer une nouvelle forme de langage, mais bien de codifier une forme de communication existante dans un nouveau dispositif digital.

 

Lors de la présentation de tes différents modules j’ai pensé au petit poucet qui semait des cailloux avec un dessein bien établi, je suis loin du compte ?

C’est en effet une très belle métaphore. La toute première expérimentation de mon projet Hic&Nunc mettait en œuvre ce concept. Mon projet précédent, nominé au Smart Urban Stage de Paris en 2010 portait aussi déjà en grande partie sur les usages du life-logging et du géo-tagging. Toutefois, j’entrevois des limites à la pratique de marquage systématique et volontaire des déplacements. Ce à quoi je crois beaucoup, en revanche, c’est à la création implicite un patrimoine digital grâce à la capacité des dispositifs de communication numériques à archiver les données. Patrimoine qui, mis en scène de manière élégante, peut devenir le support d’une forme inédite de narration. Un champ de recherche passionnant pour les designers.

 

Archiver des données me fait penser au cloud et à son intérêt pour une meilleure gestion. La dématérialisation me fait peur également… Ce « Pratrimoine » serait avantagé par le cloud ?

Les données sont encore trop volatiles et menacées d’obsolescence pour être perçues comme un patrimoine. Oui, en effet, je pense que le « Cloud » va leur offrir la  persistance et la portabilité qui leur font défaut.
hn4 Interview de David Serrault (Ensad/IDN)
Quelle suite  ?

Je considère que ce projet est loin d’être terminé. Je poursuis actuellement le développement d’une application de visualisation et de messages géolocalisés dont l’interface est conçue pour présenter de manière ambiante les membres d’un cercle limités, ceux qui nous sont chers. Il est apparu que la dimension sonore de la notification était un aspect très important. Je compte publier cette application à la fin de l’été. Cette application et les autres expérimentation et recherches que j’ai réalisées durant ces deux années sont une partie du legs que font les étudiants du cycle de recherche IDN de l’Ensad à leurs successeurs qui vont s’atteler à l’ambitieux projet de concevoir un OS mobile. Et puis, chez voyages-sncf.com, je participe à la conception d’une application communautaire sur le thème du voyage. Le voyage abordé comme un évènement, dont la préparation et l’expérience sont des opportunités de d’échanges et de rencontres au sein d’un réseau social. Elle sera déployée à la rentrée et je pense que de nombreux autres projets liés à la géolocalisation et aux réseaux sociaux suivront.

Tu as citer quelques livres, as-tu une listes de livres, sites, blog à nous conseiller pour mieux comprendre ton approche ?

quelques références :
Stefana Broadbent : L’intimité au travail
Daniel Gilbert : Stubling On Happiness
Bill Moggrige : Designing Interactions / Designing Medias
Danah Boyd : danah.or
Matthew Frederick : 101 Things I learned in Architecture School.
Rem Koolhaas
Et plus de références sur idn.ensad.fr

 

J’espère que vous aurez autant apprécié cette interview que moi. Je tiens à remercier Geoffrey ( icon confused Interview de David Serrault (Ensad/IDN) ) sans qui je n’aurai pas assister à ce colloque qui m’a ouvert de nouveaux horizons.

Les réponses de David m’ont donné envie de prendre le temps de la réflexion. Je suis toujours épaté d’avoir la chance de pouvoir interviewer des gens qui ont tant à apporter donc sincèrement David un grand merci de nous avoir fait partager ce parcours de recherche qui a été (et est) le tien.

Merci aussi d’être de ces gens qui veulent rendre le monde plus humain et qui prônent l’action et l’optimisme pour y arriver  icon twisted Interview de David Serrault (Ensad/IDN)

Un site accessible ?

Je reviens sur le lien posté mardi sur les sites accessibles à tous.

Sur webmarketing-com.com Clément Brisard présente une distinction entre 4 catégories de troubles : les troubles visuels, auditifs, moteurs et cognitifs.

Les troubles visuels :
Il existe des connexions plage de braille et synthèse vocale mais il subsiste des problèmes pour les non-voyants : l’oubli d’équivalent textuel aux images et les passages obligatoires aux clics et mots de passes sur certains sites.

Clairement je fais partie des gens qui ont oublié les non-voyants et je vais m’employer à pallier cet horrible oubli en m’adaptant à cette réalité. Je vais essayer d’en savoir plus et vous proposer un article sur ce sujet.

Il existe la WAI (Inititative à l’accessibilité du web) de la W3C mais hélas en anglais, accessiweb.org permet de tester votre site sur l’accessibilité et surtout vous présente les ressources nécessaires à la mise à jour. Les mal-voyants sont aussi visés par cette reflexion.

Lire une interview d’un non-voyant sur sa découverte du net sur lignedevue.org.

Les troubles auditifs :
Ce sont les vidéos qui sont en cause, si il n’y a pas de sous-titres, un petit résumé s’impose. Ici pas d’excuse je m’y mets sur les prochaines.

Les troubles moteurs :
Privilégier des raccourcis claviers définis pour remplacer certaines actions souris. Je vais tenter d’en apprendre plus également.

Les troubles cognitifs :
La contrainte est respectée en partie, éviter l’ouverture automatique des animations/vidéos… sauf quand il s’agit de pub. Un réel problème à régler. Pour les sliders je vois peu de solutions à part éviter le défilement auto à part en roll-over (c’est souvent l’inverse comme sur mon portfolio). Je connais une grande spécialiste que je ne manquerai pas d’interroger au plus tôt de nos emplois du temps respectifs.

Mon point s’arrête donc ici mais le sujet reste ouvert sur CG.

N’hésitez pas à me communiquer des infos, à me faire part d’erreurs, … le sujet est trop sérieux pour ne pas en parler. icon confused Un site accessible ?
Tiens j’y pense, que faire des émoticônes…

Design: réfléchir et redéfinir l’espace

Suite, entre autre, à mon expérience auditeur du colloque de l’Ensad et à l’article La donnée est la nouvelle plateforme et le social la nouvelle intelligence de Cortney Fielding, j’ai décidé de faire un point sur mes recherches et réflexions personnelles à propos  de l’évolution manifeste du design : l’espace.

Suivra un article provisoirement intitulé : Design : Anticipation et réflexion.

L’espace c’est un luxe

Avec la crise du logement, la surpopulation des zones urbaines, la disparité du partage des richesses, on a bien compris que l’espace était un luxe.
La publicité et les médias n’ont eu de cesse de mettre, parfois très joliment, ce fait en avant.
Je pense notamment à la série de publicités pour Air France de 2007 avec les prémices de la présentation de l’information dans l’espace.

L’espace se (re)pense

Qu’il soit intérieur, professionnel, urbain, l’espace amène à la réflexion et je crois qu’on arrive à une époque de raffinage et donc de raffinement du design (j’avais utilisé le terme affinement mais ceux-ci me semblent plus justes).

Quelques notions qui ne cessent de traverser l’écran :

- optimisation de l’espace
- objet multi-fonctions
- identification des zones par fonction
- signalétique pour les zones de déplacement
- temporalité (éphémère, instantané, périodique, …)
- sécurisation
- réflexion bien-être
- retour à un esprit “artisanal” (par le DIY notamment)

Je pourrais ici donner des dizaines d’exemples, je pense au feng-shui, aux designers d’intérieurs, aux programmes télé qui transforment votre intérieur en espace presque toujours mauve… icon evil Design: réfléchir et redéfinir lespace
Mais aussi à l’émergence d’une nouvelle génération de designers dont ce blog a déjà parlé avec Babel, le DMY (Inès le Bihan et Yi-cong qui ont « cartonné » à Berlin) ou encore au travail de l’artiste Anne-laure Maison qui a réfléchi à la représentation de la communication dans l’espace d’entreprise.

panelpress01 Design: réfléchir et redéfinir lespace
estelle light Design: réfléchir et redéfinir lespace

L’espace de données devient (de plus en plus) le nouvel Espace

Pour le numérique il existe une caractéristique supplémentaire (et pas des moindres) : cet espace se crée par des données quantifiables (personnes comprises transcrites en données, liste, lieu, sonnerie, caractéristiques,…) qu’il faut analyser et véhiculer.

Je continue ici en résumant La donnée est la nouvelle plateforme et le social la nouvelle intelligence par le listing donné dans l’article (en anglais).

- Les données prennent leur réelle place dans l’entreprise en tant que plateforme.
- L’analytique fait avancer de manière intermittente la réflexion business.
- L’ordinateur “cloud” augmentera la valeur de la structure de donnée (stack/pile)
- L’architecture passera d’une orientation serveur à une orientation service
- La sécurité informatique répondra rapidement, progressivement et en proportion
- Les données privées seront abordées avec une réflexion sur le risque
- Des réseaux sociaux émergera un nouveau marché commercial
- L’expérience client est ce qui compte

J’avais essayé de résumer l’utilisation des datas par ce titre  je voudrais l’ourler en quelque sorte, ce personnage que je n’ai fait qu’ourdir (Philippe Léotard), David McCandless (designer d’information) lui titre son bouquin L’information est belle (c’est vrai qu’il l’a rend belle icon smile Design: réfléchir et redéfinir lespace ).

information is beautiful Design: réfléchir et redéfinir lespace

L’espace devient identité numérique

C’est mon espace à travers celui des autres qui me définit, il y a de plus en plus de données concernant ce jeu de miroirs qui pour l’instant se visualisent/s’utilisent souvent en clouds . Je pense que quand le nuage sera plus fin (voire dépassé) , le ciel s’éclaircira  icon twisted Design: réfléchir et redéfinir lespace
cloud Design: réfléchir et redéfinir lespace

Conclusion :

Design numérique et design suivent la même évolution et le même raffinage/raffinement, créer un espace amène l’idée de fonction, de positionnement, d’expérience et donc d’identité.

Les années à venir vont se révéler passionnantes pour les designers qui l’ont compris icon confused Design: réfléchir et redéfinir lespace

Vous avez un avis ? Ça m’intéresse !

Quelques liens :
Sur CG :
Babel, collectif étudiant: une belle initiative sur le web
DMY 2011, International Design Festival Berlin (par Manu)
Datamining: je voudrais l’ourler en quelque sorte, ce personnage que je n’ai fait qu’ourdir

Ailleurs :
Le site d’Ines le Bihan
Le site d’Anne-Laure Maison
Ensad : Conférence sur l’identité numérique dans la mobilité
Big Data : les progrès de l’analyse des données
Is Wi-Fi the answer to network overload?

Retour d’auditeur: Ensad, Web et recherche sur l’identité numérique dans la mobilité

Avant d’attaquer cet article, je dois indiquer qu’ici je fais part de ma compréhension de ce colloque avec mes propres mots, connaissances et expériences.
Il s’agissait cependant d’une conclusion d’études et de recherches longues de deux ans par des étudiants étant aussi des professionnels aguerris. Je leur proposerai donc la possibilité d’une réponse à cet article car ma compréhension est légère par rapport au poids de leur travail.

Deux sujets sociologique qui m’intéressent, et dont j’avais déjà parlé, se sont rappelés à moi, le nombre de Dunbar* et le redonner du sens par/à l’humain: “Le progrès technique ne suffit pas pour créer un progrès de la communication humaine et sociale. Opposer les anciens et les nouveaux médias est une problématique dépassée; il faut les penser ensemble. L’essentiel de la communication n’est pas du côté des techniques mais du côté des hommes et des sociétés.” Dominique Wolton

Web et recherche sur l’identité numérique dans la mobilité

A noter : chaque étudiant était « couplé » à un sociologue pour parler de l’étendue sociale de la recherche.

- Présentation par Rémy Bourganel et Étienne Mineur
- Hic & Nunc de David Serrault et avec Stéphane Hugon
- Soul player de Kevin Boezennec et avec Dominique Cardon
- Neen de Geoffrey Dorne et avec Stefana Broadbent
- Intervenants extérieurs : Stéphane Vial, Giuseppe Attoma et Daniel Kaplan

 

 

1. Présentation du programme 2011-2012

par Rémy Bourganel et Étienne Mineur
Professeurs chercheurs ayant une expérience professionnelle liée aux sujets

Ici on parle de design d’interfaces d’outils de communication numérique et d’expérience utilisateur.

UNE NOTION CLEF : le big now, percevoir une activité hors de son activité propre.

NOTIONS PRISES A LA VOLÉE :  la métaphore d’un flux, multi-support, théâtraliser l’expérience, l’espace d’expérience, temporalité (représenter les notifications éphémères), présence et continuité.

Ici, j’avais une tonne de questions, la plupart ont été traitées dans la présentation des 3 workshops.

MON INTERPRÉTATION EN MUSIQUE **: Everyone in the World Is Doing Something Without Me de Future Sound of london. Pour cette réalité grandissante du monde qui continue à tourner sans nous, pour le côté techno opposé à l’élégance d’une voix tellement vibrante d’humanité. On parle beaucoup d’identité et de continuité dans la présence, et de ce côté éphémère d’un type d’information.

 

2. Hic&Nunc de David Serrault

Présenté par David Serrault et Stéphane Hugon

« Je suis {ici} et {maintenant}, je vais bien et je pense à toi. »
Comment créer en situation de mobilité, un espace partagé intime entre deux personnes situés géographiquement à distance?
(David Serrault )

DEUX NOTIONS CLEFS : c’est par des signaux faibles que l’on crée des relations fortesle ré-enchantement : reconfigurer les processus d’anamnèse (histoire du sujet).

NOTIONS PRISES A LA VOLÉE : laisser une trace, être ensemble, changement de l’imaginaire.

J’ai été convaincu par cette présentation par ces petits modules qui indiquent la présence (géolocalisaton, petit objet que l’on peut faire interagir sur l’écran de l’autre, …)

MON INTERPELLATION :
Stéphane Hugon parle de changement, j’aurai tendance à dire qu’il s’agit d’affinement. Plus un sujet s’enrichit en quantité, plus on voit également émerger une réflexion sur sa qualité.

 

3. Soul player de Kevin Boezennec

Présenté par Kevin Boezennec et Dominique Cardon

 

 

Je m’intéresse aux opportunités de rencontre dans des lieux de transition, de latence,  à des moments où nous sommes potentiellement disponibles et ouvert pour échanger sur nos centres d’intérêt, nos loisirs… (Kevin Boezennec)

DEUX NOTIONS CLEFS : réunification de l’identité et les masques que l’on peut porter.

NOTIONS PRISES A LA VOLÉE : identité, aura, réunification de la personne, quantification d’une personne par le métrique (je donne des listes pour me définir et je donne également des notes), on se mesure, on est là (donc présent ?).

Cependant Kevin Boezennec s’est attaqué à un sujet délicat car ici on ne parle plus de communication avec des proches mais de tous les types de relations numériques par le biais du gamer.

MON INTERPELLATION :
- les masques de Kevin Boezennec qui m’avait déjà été présenté il y a 20 ans par mon prof de droit (je n’ai fait que 3 mois),  l’idée que l’homme revêt un masque selon la fonction qu’il occupe et les personnes à qui il s’adresse. Pour moi il s’agirait plus ici de révéler ce que l’on croit devoir montrer pour obtenir un but. Plus le reflet éloigné et déformé d’un jeu de miroirs entre soi-même et les autres.
- Dominique Cardon : l’idée que l’espace virtuel est un simulacre est fausse.
De mon point de vue, c’est idée est vraie puisqu’il s’agit d’un espace où on ne peut être réellement, c’est pour cela qu’il faut de la finesse et de l’élégance pour mieux définir cet espace, pour le rendre plus réel.
De plus ce n’est pas l’espace de l’identité primale, ici on se projette, on est plus ce que l’on est mais un mélange explosif entre ce que l’on est et ce que l’on souhaite être car on peut se réinventer avec de nouveaux critères de jugements (je suis chétif et sans autorité mais dans ma communauté je suis un caïd, … ).

MON INTERPRÉTATION EN MUSIQUE : Colorblind de Counting crow pour ce passage :
I am covered in skin / No one gets to come in /Pull me out from inside /I am folded, and unfolded, and unfolding


4. Neen de Geoffrey Dorne

Présenté par Geoffrey Dorne et Stefana Broadbent

Neen est un projet qui étudie la notification au travers de la communication phatique, émotionnelle et non-verbale. Visant à introduire la fluidité, l’humeur et la politesse, il revisite la présence numérique, la communication non verbale, ainsi que les messages ou les notifications d’appels grâce à des designs probes (Geoffrey Dorne)

DEUX NOTIONS CLEFS : présence non verbale, comprendre l’utilisateur dans ses habitudes d’utilisation. (Stefana Broadbent a particulièrement insisté là-dessus)

NOTIONS PRISES A LA VOLÉE : élégance, politesse, jeux, itération, sentiment, communication non verbale, fluidité, interprétation.

J’ai été plus que convaincu par ce projet. Pourquoi ?

Parce que j’ai retrouvé dans la présentation de Geoffrey Dorne deux types de sentiments vitaux retranscrits avec finesse et poésie par son application, la relation amoureuse (amour/amitié, le jeu de la communication par l’échange de ses “petits papiers”) et les sentiments réactifs forts (la colère du mec qui jette son tel).
Est-ce que j’utiliserai cette interface si je le pouvais ? Sans hésiter (pour un certain type de correspondants) !

LE LIVRE AUQUEL J’AI PENSE : Le château des destins croisés d’Italo Calvino, pour la partie expérience que Geoffrey a tenté pendant un an avec un ami : ne communiquer qu’avec des images. Ce bouquin reprend cette notion plus la notion d’interprétation multiple selon la suite d’éléments visuels.

 

5. J’ai particulièrement apprécié l’intervention de Daniel Kaplan qui a rappelé de ne jamais oublié le but du design, apporter un réel plus à l’utilisateur. Il a également parler de questions d’éthique et, pour ceux qui suivent mon blog, vous connaissez mon intérêt pour cette question.

 

6. Présentation du programme 2011-2012
Objectif : plus d’étudiants et le lancement d’un projet à long terme : un OS !

 

7. Conclusion :
Le monde numérique bouge très vite, les chercheurs de l’Ensad prennent le temps de réfléchir (dans tous les sens positifs du terme) à le rendre meilleur.
Les questions amènent d’autres questions, et c’est ainsi qu’on progresse. La réflexion sur l’identité définie par la communication numérique me semble sans fin, celle sur le meilleur moyen d’adapter l’objet par le design passionnante.
Merci à l’Ensad de m’avoir ouvert l’esprit car je n’ai pas fini de penser à tout ce que ce colloque m’a apporté comme sujets de réflexions. icon confused Retour dauditeur: Ensad, Web et recherche sur l’identité numérique dans la mobilité

 

La suite des mes réflexions ici: Design: réfléchir et redéfinir l’espace


*: Nombre de Dumbar = « […] taille d’un réseau social originel est limité à environ 150 membres […] ce nombre peut être dû à une certaine limite humaine à reconnaitre les membres et à capter les faits émotionnels concernant tous les membres d’un groupe […] »
**: j’ai noté des titres de chansons durant la conférence qui représentaient mon ressenti, ma façon de fonctionner…

Design et éthique ? Un début de réponse d’Inès Le Bihan

Mise à jour : Lors de l’écriture de cet article, j’avais pensé à Inès qui est très impliquée dans l’étique du design comme j’avais pu m’en rendre compte dans mes recherches. Je lui avais donc envoyé le teexte pour avoir un élément de réponse. Je change donc ce monologue en dialogue pour lequel tous nouveaux “personnages  seront le bienvenue icon confused Design et éthique ? Un début de réponse dInès Le Bihan .

COREY

Il y a peu de temps j’ai essayé, sans diplomatie (et qui plus est chez un autre blogueur, encore désolé Geoffrey icon exclaim Design et éthique ? Un début de réponse dInès Le Bihan ), de lancer une question qui me taraude : peut-il y avoir un design (graphisme, publicité, design d’objet et d’espace, architecture, …) sans éthique ? Cette question n’est pas assez précise et ne reflète pas mon interrogation…
D’où vient cette interrogation ?

  1. Parce que “c’est une vieille tristesse” comme le dirait Jean Eustache. J’avais 16 ans et j’avais beaucoup voyagé (donc vu aussi le pire de ce que notre société peut apporter) quand fut lancé Ushuaïa, le magazine de l’extrême sponsorisé par Rhône-Poulenc, l’un des groupes les plus destructeurs, à l’époque, de la planète…
  2. Parce que le design se veut de plus en plus écologique et concentré sur l’humain et le confort (réflexion sur le handicap comprise).
  3. Parce que j’ai connu un DA qui a refusé de travailler sur la refonte d’une entreprise travaillant dans le nucléaire.
  4. Parce que l’architecture (intérieure comme extérieure) actuelle me donne souvent l’impression de réfléchir aux espaces publics et de travail comme s’il s’agissait de fourmilières (compartiment, signalétique, …). Cette idée me fait peur et me rappelle une certaine littérature d’anticipation.

Attention, ici je parle de sensation pas de morale. L’éthique reste quelque chose de très personnel, il faut bien vivre, chacun fait ce qu’il peut selon ses moyens, on avance pas à pas sur les sujets, ect, …

Mais ma question est la suivante : la réflexion d’un design pour une vie meilleure peut-elle avoir une réelle valeur si le client (personne, état, ville, entreprise, …) ne réfléchit pas sérieusement à sa charte des valeurs ?

Avez-vous un avis sur la question qui pourrait m’aider à débrouiller tout ça ?

INES LE BIHAN

Voici ma réponse, un peu longue…

A ce sujet, je peux surtout prendre pour exemple la campagne pour la fondation Dove, dans laquelle je fais une brève apparition dans le dernier clip icon smile Design et éthique ? Un début de réponse dInès Le Bihan
Cette campagne est menée par le groupe Ogilvy & Mather.
La méthode établit par David Ogilvy s’applique à chaque campagne réalisée par le groupe
Ainsi, chaque occasion est bonne pour parler d’autre chose.
Le groupe considère que si une publicité ne vend pas, c’est parce qu’elle n’est pas créative.

Une grande place est aussi apportée au positionnement du produit. Dans le cas de Dove, le parti pris est de positionner le produit de façon à la rendre accessible au plus grand nombre. Dans les publicité,  la place est laissée aux clients / usagers de la marque et non au produit car le spectateur est plus intéressé par des personnes que par des produits.

La réflexion d’abord entamée par l’agence Ogilvy (mettant en affiche des femmes rondes), a conduit Dove (Unilever) à créer une fondation défendant une autre normalité (loin des standards du milieu de la mode). > campaignforrealbeauty.com.au/self-esteem-fund

Sous l’impulsion de cette fondation, Ogilvy a par la suite réalisé d’autres clips dont entre autres :

COREY

Merci Inès pour cette réponse constructive, il est aussi bon de se rappeler que chaque geste compte (c’est comme cela que j’interprète ta réponse en partie) icon smile Design et éthique ? Un début de réponse dInès Le Bihan
Merci également à Geoffrey pour sa contribution réfléchie en commentaire ci-dessous icon confused Design et éthique ? Un début de réponse dInès Le Bihan

vous avez un avis ?

Graffiti : kesako ?

Mise à jour

Le design, et depuis peu la publicité, ont totalement intégré le graffiti dans leur réflexion. J’avoue être totalement ignare en la matière et donc n’avoir aucune opinion mais cette mise en valeur du graffiti m’intrigue. Je vais donc vous faire part de mes recherches pour comprendre tout cela.

Quelques notions :

Wikipedia : “le graffiti est employé pour communiquer un message politique et social. Il existe de nombreux caractères et styles de graffiti, cette forme d’art évoluant rapidement. [...] Le mot italien graffiti dérive du latin graphium (éraflure) qui tire son étymologie du grec graphein qui signifie indifféremment écrire, dessiner ou peindre. [...] En français, les graffiti issus de la tradition nord américaine (tags, graff, free style) côtoient les graffiti issus de la tradition ouest européenne (collages, pochoirs).”

La perception du graffiti a beaucoup évolué comme le montre ce doc vidéo en anglais même s’il existe toujours une politique anti-graffiti.
Bansky tourist information Graffiti : kesako ?

Quelques pionniers :

CornbreadBanskyKeith HaringJean-Michel Basquia, JonOne,  Darco (pour la France).

Baskiat downtown Graffiti : kesako ?

Le graffiti et la technologie :

Le monde du graffiti me semble devenir un réseau encore plus mondialisé grâce au net.
Le Graffiti Research Lab dont la prolongation française vient de sortir (laser tag, …)
streetartview.com (Redbull + google, que pensent les graffeurs de ça ?) présente et géolocalise les graffitis.
graffitiresearchlab Graffiti : kesako ?

Le graffiti et le street art :L’art urbain, récemment renommé Street art , est un mouvement artistique contemporain. Il regroupe toutes les formes d’art réalisé dans la rue ou dans des endroits publics et englobe diverses méthodes telles que le graffiti, le pochoir, la mosaïque, les stickers ou les installations. C’est principalement un art éphémère .” Wikipedia
J’avoue beaucoup plus comprendre ce mouvement. Quelques exemples: hacking publicitaire, graffitis étiquettes, animation de rue (voir ci-dessous) sur graphism.fr

Conclusion ? Le monde du graffiti bouge, je ne suis toujours pas sûr de le comprendre même si j’en apprécie une partie graphiquement ainsi que le message politique et social. Y-a-t-il d’ailleurs réellement un monde du graffiti solidaire et commun ou différentes visions qui se complètent et/ou s’opposent ? Comme tout milieu “social-artistique” effervescent, il est en tout cas à mieux connaître.

Vous en savez plus ? Vous en faites partie ? N’hésitez pas à me communiquer les gros oublis et votre avis sur cet article icon confused Graffiti : kesako ?

Je vais essayer de contacter des gens dans les semaines à venir pour avoir un “Votre vision du monde du street art” avec différents avis d’artistes dont c’est le domaine, cela aidera peut-être à ma compréhension. Qu’en pensez-vous ?

 

A lire/voir : de Geoffrey Dorne,  Vendredi c’est Graphism, numéro spécial art de rue, graffiti, street-art…
Les sites qui m’ont servi à écrire cet articlele-graffiti.comtpe-graff.blogspot.comwastedtalent.fr
Les sites que je suis et qui en parlent : artskills.netgraphism.frzeutch.com

Qu’est-ce qui est indispensable pour un bon blog?

Mon interview de Geoffrey Dorne (graphism.fr) m’a donné l’idée de ce débat. J’ai donc ouvert également une partie “à discuter”, non pas qu’on ne puisse pas discuter sur le reste du blog mais pour montrer que cela était pour moi plus un sujet de questionnement qu’un aboutissement de réflexion. (more…)