Datamining: je voudrais l’ourler en quelque sorte, ce personnage que je n’ai fait qu’ourdir

Ma réédition du dimanche, un petit article du 9 mai 2011 qui lançait un sujet redondant sur CG.  Avec bientôt je l’espère de nouveaux articles et interviews à ce sujet. En attendant, l’article n’a pas vieilli je pense même s’il présente des “classiques”,  à vous d’en juger…

“je voudrai l’ourler en quelque sorte, ce personnage que je n’ai fait qu’ourdir”  Philippe Léotard (tiré du superbe album A la guerre comme a la guerre)

De quoi parle-t-on?

De datamining (explorateur de données), de pseudo-agrégateurs, d’une sorte d’aperçu rapide du flux d’émotions qui traversent le net par les mots (des miroirs dans des miroirs…).
Ça me fait la même impression que lorsque je suis dans un aéroport et que je regarde passer les gens, j’imagine une suite à leurs histoires, j’imagine leurs vies, leurs caractères à partir de pas grand chose… C’est hypnotisant même si on ne fait qu’effleurer les choses (d’où la citation de ce grand parolier méconnu en tant que tel).

Mais voici quelques exemples :

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Zoom sur Le locative art imaginé par William Gibson (data 5)

Le zoom du dimanche reprend un ancien article. Je reste cependant dans la série spéciale data qui finira la semaine prochaine par une interview d’un architecte de données icon smile Zoom sur Le locative art imaginé par William Gibson (data 5)

En Avril je parlais du locative art imaginé par William Gibson. Le locative art, comme toute application liée à la géolocalisation, est possible par le traitement de données type où quoi et quand.
Les applications géolocalisées (aide à la navigation, emplacements, …) ont un résultat direct et compréhensible  pour l’utilisateur, ce qui n’est pas le cas pour les autres types de traitements.

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Pearltree special data (data4)

Hello,

Après un gros rhume et une non publication hier, je reviens sur les datas avec une mise à jour de mon pearltree.

Pearltree est un moyen manuel d’archiver, d’ordonner, de partager des pages web. Il s’agit en quelque sorte d’une mémoire sélective du web par rapport à un critère.

Partager prend ici deux sens. C’est un partage car c’est accessible, mais c’est aussi la possibilité de faire équipe avec d’autres personnes sur un même sujet. Pour ma perle Data et localisation, Ouael (que je ne connais pas) m’a pris quelques perles, je lui ai proposé de partager nos découvertes et nous formons désormais une “équipe”.

Voici mon (notre) pearltree côté data : 

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E-commerce et données (data 3)

Le e-commerce dépend de données pour maintes raisons.

La base de données clients

La base de données clients actifs (qui achètent) et non actif constitue la base d’acheteurs potentiels.
Avoir leur nom ne suffit pas, toute information client est importante  (critères tels que âge,  sexe, métier, localisation, types d’achats et intérêts, …)
Ces bases se vendent et s’achètent et vous vous retrouvez à devoir vous désinscrire de sites auxquels vous ne vous êtes jamais inscrire (spam). Il faut préciser que de plus en plus de sites marchands (j’ai les noms des autres icon evil E commerce et données (data 3) ) évitent tout de même cela.

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Visualisation de données (data 2)

La recherche de restitution de données se réfléchit par une interface et/ou une visualisation graphique.

Voici quelques exemples de visualisations de données icon smile Visualisation de données (data 2)

La course à pied à travers une ville  (Nike + City runs par YesYesno)

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Big Datas, Boris Muller & Stamen (spécial data 1)

Bon d’abord, c’est quoi les big datas ?

Pour faire simple c’est un flux mondial continu de données inconstantes* qui ne peut pas être traité ** avec des outils classiques de gestion de BDD.
* : nombres, manière de méta taguer, sources, …  ** : (stocké, filtré, matché, analysé, …) *** : BDD : Base de Donnée

Dans l’article Big Data : la nécessité d’un débat les premiers points sont L’automatisation de la recherche change la définition du savoir & Les revendications d’objectivité et d’exactitude sont trompeuses.
Il est évident que la quantité de données qui peut être maintenant traitée est sidérante. Nous en sommes quotidiennement les spectateurs si nous surfons sur le net (moteur de recherche, réseaux sociaux, sites e-commerce, …)

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Datas (intro)

Big Data : la nécessité d’un débat est la traduction sur internetactu.net de l’essai original que viennent de publier danah boyd et Kate Crawford présentant “Six provocations au sujet du phénomène des Big Data”.

Voici les 6 sujets de “provocation” :

1. L’automatisation de la recherche change la définition du savoir
2. Les revendications d’objectivité et d’exactitude sont trompeuses
3. De plus grosses données ne sont pas toujours de meilleures données
4. Toutes les données ne sont pas équivalentes
5. Accessible ne veut pas dire éthique
6. L’accès limité aux Big Data crée de nouvelles fractures numériques

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Le numérique sécuritaire : réalité ou fiction

Ici je m’appuierai sur la trilogie de John Twelve Hawk qui, loin de l’anticipation, revisite notre histoire pour présenter son concept de grille.

JTH Le numérique sécuritaire : réalité ou fiction

 

Un groupe, nommé Tabula, conspire pour prendre le contrôle de l’humanité par le principe du panoptique : “L’objectif de la structure panoptique est de permettre à un individu, logé dans une tour centrale, d’observer tous les prisonniers, enfermés dans des cellules individuelles autour de la tour, sans que ceux-ci puissent savoir s’ils sont observés.” (Wikipedia)

Panopticon Le numérique sécuritaire : réalité ou fiction

Le panoptique par le biais du numérique crée une grille ou l’individu est contrôlé et anticipé en tant qu’ensemble de données.
- géolocalisation
- caméra surveillance urbaine
- passeport biométrique
- datamining et réinterprétation des données pour fichiers de suivis des individus
- trojan placé sur tous les ordinateurs servant à alimenter le moteur de recherche de mots clefs assimilés à une déviance.

Petit détail amusant, l’auteur transforme l’origine du parkour en en faisant un exemple de rébellion envers cette grille.

Les romans:

Ici rien de neuf dans la littérature sf. On est loin de l’anticipation de John Brunner (Le Troupeau Aveugle) puisque l’auteur part de faits réels pour expliquer la conspiration.
On est encore plus éloigné de la réflexion de l’interprétation du réel de John Crowley (Ægypt) mais cette trilogie reste très divertissante (droits achetés par le cinéma) et proche du niveau Matrix.

L’inquiétude du numérique

Il est évident que le numérique a un aspect sécuritaire et un aspect orienté business, tous les faits dont se sert John Twelve Hawk sont réels. C’est leur interprétation qui est dangereuse.
Je crois également qu’il faut rester prudent avec le numérique, car on peut voir que les questions de droits sur la propriété et l’individu sont très en retard par rapport aux habitudes utilisateurs. Un fossé s’est créé et il s’en dégage un flou gigantesque qui se nourrit également des craintes des utilisateurs et des ayant-droits dans des “on dit” et “on aurait dit” sans fin.

 

Cependant on voit apparaître également des initiatives citoyennes comme :

- la demande de chartes, lois, normes. Un exemple sur korben.info présentant une liste de Droits et principes internet proposée par 36 ONG.
- la ville “hackée”. Arthur Devrient réexaminse l’intervention de Saskia Sassen et cette idée sur owni.fr.

Vous avez un avis ?

Google, GPS et locative art

Tout le monde connait maintenant (ou pas) les applications + de google qui permettent de parcourir le monde (google earth) par l’art de rue (street art, google street view + les ailes de RedBull).

streetart Google, GPS et locative art

Certains artistes ont également décidés de se servir des services googles pour créer. Une vraie réflexion se fait sur la grande révolution de la fin du siècle dernier, la localisation GPS et tout ce qui s’ensuit: la gestion de l’espace (“vous êtes ici”), les renseignements et évènements localisés, les “suivre ses amis” (et leurs cibles marketing), bref comprendre ce nouveaux flux d’informations et apporter sa réflexion.

Chris Milk (& Arcade Fire) vous font revenir à l’endroit de votre enfance dans the wildernessdowtown déjà présenté précédement (Sites expérimentaux audio + visuels).

Albertine Meunier joue avec le datamining de google.

Albertine Meunier Google, GPS et locative art

De la même manière certains jouent avec les données GPS :

Jeremy Woods dessine et peint sur les cartes GPS.

Range Rover présente Dance through your city qui transforme les villes en toiles géantes.

dance1 Google, GPS et locative art

D’autres s’amusent des pictos google/gps.

Le collectif microtruc propose des trucs géocalisés qui se repassent de main en main.

creatorsproject1 Google, GPS et locative art

Le bio mapping ou emotional mapping par Christian Nol  “suit” des gens dans la rue..

Maria Gabriel propose du Locative painting selon le code zip des gens.

locativepainting Google, GPS et locative art

Un petit article de la BBC à voir sur, entre autre, l’art invisible.

Ces expériences deviennent, bien sûr, des applis : ici un exemple avec Twitter

Bref, vous l’avez compris, un nouveau type d’Art est en train de voir le jour icon smile Google, GPS et locative art

Articles  relatifs: datamining & locative art

Le locative art imaginé par William Gibson

William Gibson est, pour moi, le meilleur écrivain d’anticipation depuis John  Brunner (Le troupeau aveugle).

Après des premiers romans très science-fiction dite Cyberpunk (Neuromancien), il se rapproche du polar technologique sur ces deux dernières œuvres : Identification de schémas et Code source. C’est de la “théorie” de ce dernier dont je souhaite discuter avec vous.
gps Le locative art imaginé par William Gibson

Poptronic.fr en parlera mieux que moi : “… des artistes de Los Angeles créent des mémoriaux géolocalisés : il faut se rendre sur les lieux d’un événement (par exemple dans la rue où l’écrivain Scott Fitzgerald a eu une crise cardiaque ou devant le club où l’acteur River Phoenix est mort) pour visualiser la scène, grâce à un casque de réalité virtuelle…”

Poptronic présente aussi le site créé par les fans : node.tumblr.com

Quand je vois que certains créent des images sur les toits pour visualisation par gmap, que d’autres créent des vitrines virtuelles pour leurs magasins. Quand je vois l’avancée de la 3D et de diverses techniques… je me pose la question : Anticipation ou réalité?

Qu’en pensez-vous ?

Sources: Wikipedia, branchum.perso.neuf.fr qui parle bien mieux de Brunner que Wikipedia, Poptronic que je ne connaissais pas avant ce post et auquel je vais m’intéresser. icon confused Le locative art imaginé par William Gibson