en vacances

Pour un blog identique et différent. icon cool en vacances

Pour que je change d’entreprise en passant correctement le relais. Pour me concentrer sur la suite.

Pour de belles surprises dès Septembre icon confused en vacances

Interviews de blogueurs (Best of spécial été 2/2)

Suite et fin de mon petit retour sur les interviews de blogueurs passées.

Et comme c’est l’été un petit cadeau hype à la fin.

mindeez Interviews de blogueurs (Best of spécial été 2/2)

Jérôme Lecombe est un personnage très intéressant dans le monde du marketing, car il clame ce qu’apparement (à lire les commentaires) beaucoup pensent . Un blog donc assez atypique à suivre  icon confused Interviews de blogueurs (Best of spécial été 2/2)

Ta propre définition du marketing web ?

Jérôme Lecombe (mindeez.com) : Je définirai cela comme un ensemble de plusieurs disciplines qui sont l’ergonomie, le référencement, la psychologie du consommateur et la conversion web. C’est d’ailleurs une question que je me pose très souvent comment beaucoup d’agences peuvent vendre du référencement sans vendre du marketing derrière (mais ne le disons pas trop fort je vais me faire tirer dessus !). Etre le premier sur Google si les textes et les idées ne suivent pas derrière, cela n’a que peu d’intérêt. Je suis un grand fan du storytelling, bientôt sur mon blog vous pourrez lire des articles sur cette thématique que je trouve passionnante et qui a permis de mettre en scène des grands du marketing comme Steve jobs.

tendances graphiques Interviews de blogueurs (Best of spécial été 2/2)

Il y a beaucoup a apprendre dans le blog de Frank Chaigne surtout si on s’intéresse aussi aux mots qui décrivent le graphisme.  icon smile Interviews de blogueurs (Best of spécial été 2/2)

tendancesgraphiques.fr intervient-il dans ton process de travail (autre que le blog) ?

Frank Chaigne (tendancesgraphiques.fr) : Oui. Pour 2 raisons. D’abord parce que le graphisme est mon métier. En rédigeant des articles pour le blog, j’en profite pour étoffer ma veille et ma culture visuelle. Au final, ça m’aide à proposer aux clients des créations en phase avec les tendances d’aujourd’hui et de demain.

Ensuite, parce que la visibilité sur internet est mon autre métier au sein d’Inaativ, agence de communication digitale que je dirige aux côtés de Vincent Pereira. En pratiquant les techniques de référencement naturel pour Tendances graphiques, je montre l’exemple à nos clients concernant les bonnes pratiques à appliquer sur la toile : Comment rédiger du contenu en ligne ? Comment animer une communauté sur les réseaux sociaux ? Comment créer des passerelles entre communication on-line et off-line ? Bien choisir ses mots clés sur les communautés de partage… etc

monsieurbanditblogoziner Interviews de blogueurs (Best of spécial été 2/2)

 

At last but not least, Gilliom, notre Monsieur Bandit. Ici un peu plus d’affect que d’habitude car je me sens très proche de l’univers du blog de Monsieur Bandit. Il écrit et dessine, comme moi. Il cherche aussi plus de commentaires pour un blog plus interactif, et là encore nous sommes sur la même longueur d’onde.
A noté que c’est ma première interview en anglais également icon cool Interviews de blogueurs (Best of spécial été 2/2)

Ton avis sur cette citation : « La pire chose pour un artiste est de s’entendre dire qu’il peut faire tout ce qu’il veut, j’ai toujours cru que l’artiste était beaucoup plus créatif si on lui disait ce qu’il ne pouvait pas faire. Il est plus facile de trouver des failles dans un mur que d’essayer de construire à partir de rien »(Peter Gabriel)*?

Gilliom (monsieurbandit.blogspot.com) : Oui, c’est un classique.
Si on considère que le but est en lui-même une restriction, j’aurai tendance à approuver. Donnes-moi un sujet, n’importe lequel, en considérant que je le comprenne (donc pas de physique quantique, de politique ou économie internationale), et j’arriverai surement à trouver une idée pour une illustration le jour même. Dis-moi que je peux bosser sur n’importe quoi et je me noie. Au moins pendant 2 jours.
Egalement, donner arbitrairement des restrictions peut être un moyen de trouver des idées. Mais normalement la solution d’un problème se situe dans le problème lui-même. Plus tu comprends le problème (c’est-à-dire : ce qui est désiré), plus facilement tu trouveras la solution.
Quoi de plus : tout le monde à ses propres limites. Ton style, tes capacités techniques, ton intelligence, … Alors pour agir, tu ne vas pas faire n’importe quoi. Tu vas faire quelque chose que tu ferais.

 

Voilà, bon vous avez vu tout ça et maintenant vous aussi vous voulez être hype.

Mais hype c’est quoi ? C’est faire de la récup de vieux machins craignos et de faire croire que c’est tendance. icon evil Interviews de blogueurs (Best of spécial été 2/2)
Alors avec ça vous allez briller, attention aux lyrics qui méritent tous les prix littéraires icon confused Interviews de blogueurs (Best of spécial été 2/2)

Interview de David Serrault (Ensad/IDN)

Pas de e-kioskes les enfants aujourd’hui, j’ai trop envie de vous faire partager ce qui suit icon confused Interview de David Serrault (Ensad/IDN)

davidSerrault Interview de David Serrault (Ensad/IDN)J’ai eu la chance d’assister au colloque de l’Ensad (Web et recherche sur l’identité numérique dans la mobilité) où trois étudiants chercheurs ont présenté leurs projets. J’en avais fait un bref retour d’auditeur.

David Serrault présentait le premier projet Hinc&Nunc qui m’avait séduit par sa justesse et son apparente simplicité. Il est surprenant d’assister à un colloque sur le design et de se retrouver ressentir des sentiments comme la nostalgie, la tendresse (l’objet qu’une petite fille partage via un écran à sa grand-mère pour lui signifier je suis là et je pense à toi) à la présentation d’applications…

Hinc&Nunc
« Je suis {ici} et {maintenant}, je vais bien et je pense à toi. » Comment créer en situation de mobilité, un espace partagé intime entre deux personnes situés géographiquement à distance? (David Serrault )

 

Ça fait quoi de redevenir étudiant ?

En fait, ça n’était pas la première fois que je retournais sur les bancs de l’école. C’était même la troisième. J’ai vraiment apprécié ces parenthèses dans mon parcours professionnel. Redevenir étudiant implique de savoir se remettre en question, faire preuve d’ouverture et d’humilité. Ce sont des opportunités de s’intéresser à d’autres problématiques, de rencontrer d’autres personnes. Et bien sûr, d’apprendre. Je pense que ces deux dernières années m’ont énormément apportées pour ma pratique de designer. J’ai côtoyé des professeurs (Rémy Bourganel et Etienne Mineur entre autres) et des étudiants brillants. A ce titre étudier à l’Ensad était une chance extraordinaire. Une expérience que je recommande, bien entendu.

 

Étais-tu étudiant chercheur à plein temps ? As-tu eu à convaincre l’entreprise qui t’emploie du bienfondé de cette démarche ?

Je précise que je n’étais pas étudiant chercheur à plein temps. Jusqu’à juin dernier, j’étais chercheur un jour par semaine, plus quelques weekends et soirées icon confused Interview de David Serrault (Ensad/IDN) et architecte de l’information 4 jours chez voyages-sncf.com. Cette organisation particulière était une condition que j’avais négocié avec mon employeur lors de mon embauche il y a deux ans.

 

Durant la conférence, j’ai eu l’impression qu’une réelle connivence s’était créée entre les différents acteurs du laboratoire de recherche EnsadLab (aussi bien les responsables que les étudiants), c’est le cas ?

Oui, tout à fait. Je crois que ces deux années ont tissées des liens forts entre nous. Nous avons partagés de très bons moments, lors des conférences Lift de Genève notamment. Travailler ensemble lors des workshops et des ateliers du laboratoire a développé chez nous une culture et une sensibilité commune aux enjeux de l’identité numérique et de la mobilité. D’ailleurs, lorsque nous avons commencé à nous consacrer à nos projets respectifs, nous nous sommes spontanément concentrés sur des problématiques connexes. Geoffrey sur la communication phatique et intime, Kevin sur les facettes identitaires et moi sur la présence et la géolocalisation.

 

Si tu ne devais retenir qu’une seule chose de ces deux années, ce serait quoi ?

Sans doute le sentiment d’avoir touché du doigt l’évolution fondamentale qui est en train de s’opérer dans la technologie. Une technologie qui durant toute la période moderne à eu pour effet d’isoler les individus, de nous enfermer dans des bulles en nous promettant l’indépendance, l’autonomie. Une technologie qui a produit de la solitude et de l’ennui. Une technologie qui permet aujourd’hui de recréer ces liens vitaux entre les personnes. Un changement aussi dans les modes d’interactions qui répond à ce que Stéphane Hugon désigne comme un nécessaire besoin de ré-enchantement. Recréer du sens, produire des symboles.

 

Tiens, parlons sociologie. Peux-tu nous présenter les intervenants sociologues et votre manière de collaborer ?

Stéphane Hugon, Nicolas Géraud ou Stephana Broadbent nous ont beaucoup apportés. En amont, en nous aiguillant sur des enjeux sociétaux majeurs, en nous incitant à nous confronter aux usages, identifier des archetypes, et en aval, en nous aidant à positionner nos projets dans leur contexte. Par exemple, nous avons réalisé des observation in-situ avec Stephana. Nous nous sommes rendu chez des utilisateurs du logiciel Skype qui communiquent régulièrement avec des personnes situées à l’étranger pour leur demander et voir quels étaient leurs usages des outils de communication.
hn1 Interview de David Serrault (Ensad/IDN)
La géolocalisation passionne aussi les artistes et les firmes penses-tu que leur travail est proche du tien ?

Ou bien peut être est-ce mon travail qui est proche du leur ? La géolocalisation est un enjeu colossal pour les firmes qui développent des dispositifs de communication digitaux et c’est un sujet passionnant pour les artistes. La géolocalisation créé une liaison forte entre le monde tangible et le l’univers digital et elle est de nature à modifier sensiblement notre perception de l’environnement. Il y a une multitude de projets convergeant sur ce sujet. Il suffit de constater à quel point l’utilisation d’un GPS modifie la manière de se repérer dans l’espace. Je pense aussi aux expérimentations urbaines des situationnistes ou bien encore aux magnifiques visualisations de Nicholas Felton. Sur le mobile, il y a aussi de nombreuses applications comme Glimps qui permettent de jouer d’une manière assez élégante et créative avec la géolocalisation. Nicolas Nova dans son livre « Les médias géolocalisés » donne un aperçu historique très complet de ces recherches.

Pour moi, le véritable gap par rapport aux usages de la géolocalisation est surtout lié à l’acceptation par les utilisateurs.

J’identifie quatre profils types de réactions dont le rapport me semble assez équilibré actuellement. Tout d’abord, il y a les paranoïaques qui pensent que les données issues de la géolocalisation sont utilisées par les services de renseignements de tel ou tel pays pour les surveiller.  Les méfiants doutent de l’usage positif qui va être fait par les firmes des informations collectées sur leurs déplacement et qui craignent que la publicité autours de leur localisation provoquent des situations embarrassantes. Les fatalistes assument que l’on recueille déjà sans leur consentement une multitude d’informations que l’on n’y peut rien et que de toutes façon, ils n’ont rien de particulier à cacher. Et enfin, ceux qui pressentent qu’il est possible de créer des expériences innovantes et riches à partir de la géolocalisation. Bien sûr c’est ce dernier groupe qui m’intéresse le plus et j’espère qui va compter de plus en plus d’adeptes.

 

Je fais parti de ces 4 profils par alternance. Ne crois-tu pas que c’est aux créateurs et aux chercheurs d’amener de la clarté et de l’information aux trois autres profils pour les convaincre? (je pense ici à des campagnes de communication éloignées du blabla juridique, à un label « je n’achète pas de BDD clients » ou « je suis contre les spams », à une discussion mondiale des différents acteurs au sujet de la confidentialité des données comme cela a été le cas pour la génétique, …)

Bien sur, les designers ont un rôle à jouer. Il faudra plus que des effets d’annonce pour convaincre les utilisateurs de la valeur ajoutée des applications géolocalisées. Intégrité et empathie sont des valeurs qui peuvent les inciter à dépasser leurs aprioris. J’aime assez ton idée de charte de bonne conduite, d’un label qui pourrait être un axe de communication pour les industries des médias, comme il l’est souvent l’industrie agro-alimentaire avec le label « garanti sans OGM ». Il est fort possible qu’une marque de e-commerce qui s’affiche sans « marketing comportemental » par exemple puisse gagner les faveurs du public. Ce serait un révélateur flagrant de l’importance que les médias digitaux prennent  dans notre vie.
hn2 Interview de David Serrault (Ensad/IDN)
J’ai ressenti deux valeurs fortes dans ta présentation de Hic&Nunc : la justesse et la simplicité (ce qui revient peut-être au même). Penses-tu que seul un temps d’étude peut permettre cela ?

Justesse et simplicité sont des notions qui me plaisent beaucoup. Assurément c’était l’un des objectifs de ce projet. Trouver l’interface juste. Celle qui implique l’utilisateur sans tomber dans l’écueil de la transcription littérale. Cela demande du temps en effet. Du temps pour, collecter des informations les interpréter, réaliser des expérimentations. Scoth Berkun, dans son livre « Myth of Innovation » explique bien à quel point l’innovation est un processus long et complexe. En revanche, si par temps d’étude tu veux dire « faire des études », alors je n’affirmerai pas qu’il s’agit du seul moyen. Il me semble tout de même que les contextes favorable à une démarche propice à la conception de dispositifs digitaux innovant, pertinents et de nature à s’inscrire durablement dans les usages sont assez rares.

 

Je vois l’émergence de cette envie de ré-enchantement, de justesse et de simplicité dans le design et l’art d’une manière générale (je pense entre autre à Anne-Laure Maison et Inès Le Bihan) comme un énorme souffle d’optimisme qui clame « nous devons nous réapproprier la technologie ». C’est cela « le sentiment d’avoir touché du doigt l’évolution fondamentale qui est en train de s’opérer dans la technologie. » ?

Oui, tout à fait. C’est un rapport différent à la technologie qui est en train de voir le jour. Un rapport empreint d’animisme. Je sais que c’est une notion à laquelle Rémy tiens beaucoup. Les valeurs technophiles ont tendance à s’essoufler et je pense que l’on va s’intéresser, que l’on s’intéresse déjà plus à l’émotion, au contenu, aux symboles qu’à l’outil qui en est le vecteur.

 

Des signaux faibles (temporalité, espace, communication,…) qui créent des relations fortes. Peut-on considérer que c’est le leitmotiv de ta recherche ?

Les signaux faibles sont les vecteurs et les révélateurs des relations fortes. Stefana Broadbent l’affirme non sans une pointe d’humour, avec les multiples canaux qui nous permettent aujourd’hui de communiquer avec des personnes partout dans le monde, les gens continuent essentiellement à appeler leur maman. Et c’est vrai.  Sans aucun doute. J’ai axé ma recherche sur ces relations fortes en y intégrant cette promesse qui n’est pas de créer de nouvelles relations fortes entre les gens, mais plutôt d’en être le média.

hn3 Interview de David Serrault (Ensad/IDN)

Quand on parle d’information numérique, est-on dans une re-codification du langage ou une nouvelle forme de langage selon toi ?

A l’échelle du langage, l’essor du numérique représente une durée infinitésimale. Pour ma part, j’ai pris le parti d’aborder la question du langage et de l’information numérique avec humilité. C’est pourquoi, au départ de mon projet, j’ai cherché une métaphore. Une base solide et ancestrale qui me permettrait de travailler sur des fondamentaux de la communication interpersonnelle. La carte postale est une forme de média géolocalisé. Elle comporte les informations que je souhaitais transmettre : Le geste, la trace d’une action, une preuve, tangible, que l’on envois à une personne pour lui signifier qu’à un moment, et dans un lieu précis, on a pensé à elle. D’où, Hic&Nunc, le titre de mon projet. Dès lors, la question n’était pas pour moi de créer une nouvelle forme de langage, mais bien de codifier une forme de communication existante dans un nouveau dispositif digital.

 

Lors de la présentation de tes différents modules j’ai pensé au petit poucet qui semait des cailloux avec un dessein bien établi, je suis loin du compte ?

C’est en effet une très belle métaphore. La toute première expérimentation de mon projet Hic&Nunc mettait en œuvre ce concept. Mon projet précédent, nominé au Smart Urban Stage de Paris en 2010 portait aussi déjà en grande partie sur les usages du life-logging et du géo-tagging. Toutefois, j’entrevois des limites à la pratique de marquage systématique et volontaire des déplacements. Ce à quoi je crois beaucoup, en revanche, c’est à la création implicite un patrimoine digital grâce à la capacité des dispositifs de communication numériques à archiver les données. Patrimoine qui, mis en scène de manière élégante, peut devenir le support d’une forme inédite de narration. Un champ de recherche passionnant pour les designers.

 

Archiver des données me fait penser au cloud et à son intérêt pour une meilleure gestion. La dématérialisation me fait peur également… Ce « Pratrimoine » serait avantagé par le cloud ?

Les données sont encore trop volatiles et menacées d’obsolescence pour être perçues comme un patrimoine. Oui, en effet, je pense que le « Cloud » va leur offrir la  persistance et la portabilité qui leur font défaut.
hn4 Interview de David Serrault (Ensad/IDN)
Quelle suite  ?

Je considère que ce projet est loin d’être terminé. Je poursuis actuellement le développement d’une application de visualisation et de messages géolocalisés dont l’interface est conçue pour présenter de manière ambiante les membres d’un cercle limités, ceux qui nous sont chers. Il est apparu que la dimension sonore de la notification était un aspect très important. Je compte publier cette application à la fin de l’été. Cette application et les autres expérimentation et recherches que j’ai réalisées durant ces deux années sont une partie du legs que font les étudiants du cycle de recherche IDN de l’Ensad à leurs successeurs qui vont s’atteler à l’ambitieux projet de concevoir un OS mobile. Et puis, chez voyages-sncf.com, je participe à la conception d’une application communautaire sur le thème du voyage. Le voyage abordé comme un évènement, dont la préparation et l’expérience sont des opportunités de d’échanges et de rencontres au sein d’un réseau social. Elle sera déployée à la rentrée et je pense que de nombreux autres projets liés à la géolocalisation et aux réseaux sociaux suivront.

Tu as citer quelques livres, as-tu une listes de livres, sites, blog à nous conseiller pour mieux comprendre ton approche ?

quelques références :
Stefana Broadbent : L’intimité au travail
Daniel Gilbert : Stubling On Happiness
Bill Moggrige : Designing Interactions / Designing Medias
Danah Boyd : danah.or
Matthew Frederick : 101 Things I learned in Architecture School.
Rem Koolhaas
Et plus de références sur idn.ensad.fr

 

J’espère que vous aurez autant apprécié cette interview que moi. Je tiens à remercier Geoffrey ( icon confused Interview de David Serrault (Ensad/IDN) ) sans qui je n’aurai pas assister à ce colloque qui m’a ouvert de nouveaux horizons.

Les réponses de David m’ont donné envie de prendre le temps de la réflexion. Je suis toujours épaté d’avoir la chance de pouvoir interviewer des gens qui ont tant à apporter donc sincèrement David un grand merci de nous avoir fait partager ce parcours de recherche qui a été (et est) le tien.

Merci aussi d’être de ces gens qui veulent rendre le monde plus humain et qui prônent l’action et l’optimisme pour y arriver  icon twisted Interview de David Serrault (Ensad/IDN)

Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)

Hello,

C’est l’été et avant de lancer une deuxième série d’interviews je voudrais reparler de ceux que j’ai interrogé.

J’ai été surpris par la gentillesse et la rapidité des réponses des blogueurs à qui j’ai proposé une interview, de plus certaines réponses m’ont passionné. Pour ceux qui ne les ont pas lu, voici donc un rattrapage d’été…  un petit retour chronologique sur tout ça icon smile Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)

graphism Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)

Commençons donc par Geoffrey Dorne qui ressemble à son blog : curieux, ouvert et généreux.
Ici je vais poster la réponse qui lui correspond le mieux à mon avis même si je ne prétends pas bien le connaître icon confused Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)

Ton avis sur cette citation : « La pire chose pour un artiste est de s’entendre dire qu’il peut faire tout ce qu’il veut, j’ai toujours cru que les artistes étaient beaucoup plus créatifs si on leur disait ce qu’ils ne pouvaient pas faire. Il est plus facile de trouver des failles dans un mur que d’essayer de construire à partir de rien » (Peter Gabriel)*

Geoffrey Dorne (graphism.fr) : Je répondrais simplement : « celui qui ne sait pas tout faire avec rien ne sait rien faire du tout » ;-)

css 4 design Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)

Passons à monsieur CSS et wordpress, j’ai nommé Bruno Bichet icon smile Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)

Ici j’ai choisi une réponse qui m’amuse beaucoup car quand on voit un site aussi bien rôdé que le sien on a du mal imaginé son commencement…

css4design qu’est-ce que c’est ?

Bruno Bichet (css4design.com) : Ce blog est né un peu par hasard pour garder des traces des bouts de codes que j’utilisais dans mon travail. J’en ai ensuite profité pour garder des traces des sites que je trouvais sympa, puis une chose en amenant une autre, ce blog a fini par devenir une sorte de magazine sur tous les sujets liés au design web.

typographisme.net  Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)

Avec Jeremie Patonnier cela a été un peu plus compliqué malgré sa gentillesse. Il hésitait a parler typographie sur un blog qui n’était pas vraiment au point (et ne l’est toujours pas d’ailleurs)  à ce sujet. Depuis j’ai beaucoup appris et je compte bientôt vous présenter une refonte toute neuve du site  icon twisted Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)

typographisme.net qu’est-ce que c’est ?

Jeremie Patonnier (typographisme.net) : C’est un site dédié à la typographie sur le web mais aussi d’ailleurs. La typographie étant issue d’une tradition plusieurs fois centenaire, son adaptation au web fait partie de son évolution naturelle, en particulier parce que le Web est un média essentiellement textuel. Cette évolution requiert de bien comprendre les spécificités du média sans oublier les règles préexistantes.

J’ai eu l’idée de créer ce site début 2010 en voyant toute les ressources anglophones qui émergeaient. L’idée, c’était de proposer une ressource francophone de qualité équivalente. Le projet s’est concrétisé quelques mois plus tard grâce à l’impulsion d’Anne-Sophie Fradier (qui a su me donner les coups de pied au derrière nécessaires pour passer de l’idée à la concrétisation) et quelques autres avec qui je partage la même passion pour les questions typographiques.

artskills Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)

Avec Akam j’ai atteint mon max d’impression sur google webmaster icon cool Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2) .  Une fois de plus j’ai découvert quelqu’un de très sympathique durant l’interview qui a été faite par mail (comme toutes d’ailleurs) J’aime beaucoup sa réponse sur la visibilité :

La visibilité (en dehors du plaisir d’avoir des « lecteurs ») est-ce important ?

Akam (artskills.net) : Bien sur que ça l’ait pour Artskills, apporter de la visibilité à la myriade de talents qui composent l’art numérique aujourd’hui est très importante, c’est l’essence même de Artskills : la promotion des arts numériques et des talents qui les composent. Si le blog n’était consulté que par 2 poilus, forcément cela ne ferait pas trop avancé le schmilblick

zeutch Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)J’ai encore découvert une personne très ouverte en Jean-Baptiste Schepen. JB je compte sur toi pour ce café à Lille  icon biggrin Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)

zeutch.com qu’est-ce que c’est ?

Jean-Baptiste Schepen (zeutch.com) : 2 ans de bonheur, de rencontres et de nuits blanches. Zeutch est un trou de serrure sur le monde artistique. Le site n’a pas pour prétention ni pour vocation de faire dans l’article de fond, c’est une sorte de journal d’inspiration. L’internaute peut ainsi choisir de poursuivre sa découverte par lui même en sortant du site. La traduction graphique de Zeutch en est la preuve, ni chichi ni fioritures, l’image prime sur le texte et le site ne sert que de support.

bed Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)Vincent est un personnage intéressant avec un blog très pointu, je suis toujours surpris par ce qu’il y présente  icon exclaim Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)

Y-a-t-il un petit blog ou un designer peu connu (que tu viens de découvrir par exemple) dont tu souhaiterais nous parler ?

Vincent (blog-espritdesign.com) : Peu connu je ne sais pas, mais Amaury Poudray du collectif Usine, ses créations sont pleines de sens, de poésie, j’adore !

 

Fin de la première partie, je finirai ce tour des interviews de blogueurs la semaine prochaine et je lance sur ce mes nouvelles propositions !

PS: n’hésitez pas à me communiquer des noms si vous souhaitez voir des interviews en particuliers  icon smile Interviews de blogueurs (Best of spécial été 1/2)

Design : Anticipation et réflexion

Suite, entre autre, à mon expérience auditeur du colloque de l’Ensad et Design: réfléchir et redéfinir l’espace j’ai décidé de faire un point sur mes recherches à propos de l’évolution manifeste du design & l’anticipation.

Il s’agit de mon interprétation de toutes les données que je reçois sur le web & de design depuis quelques temps.

 

Postulat :

Je classe ici le design en 3 catégories :

- Je subis. Je dépends entièrement de la technologie et de ces modes, je contrains mes idées en fonction.
- Je réagis. Je contourne/détourne la technologie pour l’adapter à mon idée.
- Je réfléchis. Je pense en termes de concept et j’adapterai la technologie si nécessaire.

Je subis.
Sauf refus de notre époque et de la Machine (technologie et lobbies qui en dépendent), le designer peut se considérer comme contraint par la technologie. Certains s’émerveilleront, d’autres s’inquiéteront.

Apparaît également un contre-courant : je réagis.

Je réagis.
Le designer contourne/détourne la technologie pour la faire sienne. Il s’agit souvent d’une action sociale qui vise la démocratie et/ou un « vivre mieux ». L’idée d’action citoyenne souvent plébiscité par Geoffrey Dorne en Hacking1 citoyen me plaît énormément (Présentation de Hacking Citoyen…, … les citoyens-citadins reprennent la parole dans la ville) .

Le contre-courant du hacking en design prend de l’ampleur et est nécessaire à l’anticipation.

Je réfléchis
…puis j’agis. Ici on parle d’anticipation. Distinguer la direction prise par la Machine et essayer de rectifier le tir + interpréter les « micro-actions » des hackers pour une réflexion globale hors de la chaîne naturelle de réaction. Humanoformer la Machine pour « un vivre mieux pour tous ».

 

Quel rapport avec colloque de l’Ensad/IDN ?

Durant le colloque on parlait d’humain, de donner du sens (réel) à l’objet. L’application n’était pas de l’ordre de la démonstration techno mais de celle de la justesse, voir de la poésie.
On ne parle plus d’effet de mode mais de mouvement et de réelle évolution, l’anticiper c’est permettre au designer de se projeter et de créer durablement.

 

G+ Design : Anticipation et réflexion

L’exemple de Google et Google+ :

L’exemple de Google est intéressant car son positionnement l’est également.
Google est un empire publicitaire qui fait avancer les services gratuits, l’open source et les « indépendants » (fondation Mozilla, …) pour incorporer le travail effectué dans ses projets et enterrer si possible ses concurrents sous couvert « d’organiser l’information à l’échelle mondiale et de la rendre universellement accessible et utile »
Il est donc à l’initiative de changements majeurs numériques.
50/50 entre je subis et je réagis pour l’instant mais dès début de monopolisation le je subis prendra la tête…

En ce qui concerne Google+, il s’agit d’un facebook amélioré par l’utilisation de filtres sur un critère (liste/cercle) avec un avantage certain en termes d’e-réputation (brevet pagerank : 2004, adwords, adsense,… grâce à l’arme de G+ qui est également son trailer de G+ : le +1.
90/10 entre je subis et je réagis. Si on me demande de choisir entre G+ c’est un changement de skin à Facebook ou une réelle évolution de l’outil social… je choisis le premier.

Cela ne m’empêche pas de l’utiliser ceci dit icon confused Design : Anticipation et réflexion

 

twitter Design : Anticipation et réflexion

Ce que je souhaite :

Une appli qui s’adapte à l’utilisateur que je suis et qui prend en compte les critères d’agenda et de lieu et de mots-clefs. Je prends mon cas sur Twitter sur lequel je suis un newbee (je ne pense pas représenter un type utilisateur si particulier).
Ma demande est une automatisation d’habitudes d’utilisation que j’ai sur cette appli, elle différera complètement sur Facebook, G+, Viadeo, …
Cela me fait penser avoir une sorte de majordome numérique.
Si je peux formuler cette demande client c’est grâce, entre autre, au colloque de l’ensad/IDN, qui m’a fait réfléchir à mon identité et mon profil utilisateur également.

Twitter
« Ma fiche d’identité »
Visibilité publique
Utilisation :
• Je regarde twitter sur windows phone durant mon voyage entre le boulot et la maison.
• Il m’arrive de regarder twitter sur ordi et phone en dehors de ce temps là mais sans règles définies
Suiveurs/suivis :
• Je suis 28 personnes (je commence) et 10 réelles personnes me suivent.
J’ajoute seulement des gens qui peuvent m’apporter de l’information professionnelle et des amis

Habitudes :
• Je regarde d’abord si j’ai des messages et si je suis mentionné.
• Je regarde ensuite s’il y a des liens intéressants professionnellement (envoyeur, mots-clefs)
• Je regarde ensuite les tweets sur la vie de ceux qui m’amusent ou que je désire mieux comprendre.

Conclusion
On peut observer des règles utilisateurs (non prédéfinies) qui changeront selon agenda (vacances, WE,…) et localisation (je pars bientôt sur Lille et je n’aurai plus les 2h minimum de transports en commun).
Ces règles correspondent à des filtres qui respectent 4 étapes :
1. Est-ce qu’on parle de/à moi ? Si oui montrer en 1
2. Est-ce qu’on parle de sujets qui m’intéressent ? montrer en 2
-s’il s’agit d’un retweet, m’envoyer un mail pour que je puisse lire cela calmement et voir si je veux suivre l’envoyeur initial
3. Est-ce que des gens qui m’intéressent ont tweeté ? : montrer en 3
4. Montrer le reste

Le même type de réflexion serait à apporter sur les autres applis sociales bien entendu et selon tout type de profil.

Les gens veulent/voudront des applis qui interprètent les données qui les définissent… voilà le numérique de demain(selon moi et en partie)

 

Suivra un article sur les œuvres d’anticipations qui me semblent pertinentes sur ce sujet. Un avis, un retour ?  icon smile Design : Anticipation et réflexion

Comment passer de l’architecture à l’art ? (Anne-Laure Maison)

alm Comment passer de larchitecture à lart ? (Anne Laure Maison)Anne-laure Maison est… je vais lui laisser la possibilité d’essayer de vous en dire plus.

Si j’avais été emballé par son travail pour le groupe Matelsom je suis définitivement conquis par son œuvre (et ce dès que son site s’est ouvert à mes yeux), justesse, sensibilité, simplicité, quand je vois son travail j’ai envie de sourire car je sens un écho dans son approche à l’humain que je suis icon twisted Comment passer de larchitecture à lart ? (Anne Laure Maison)

Avant de lire l’interview, je vous conseille d’allez sur son site, découvrir sa réflexion sur la maison, la respiration, et tout, car tout vaut le coup. Si vous ne l’avez pas compris j’ai un énorme coup de cœur pour cette artiste et j’espère que vous l’aurez aussi.

Place à l’interview icon smile Comment passer de larchitecture à lart ? (Anne Laure Maison)

 

Le plus compliqué est de donné un nom à ce retour sans limiter ton travail : j’avais pensé à artiste d’installation, artiste d’espace mais je préfère Retour d’expérience : comment passer de l’architecture à l’art ? As-tu une autre idée/préférence ?

Non, c’est pas mal et un peu vrai car je suis passée de mon désir de faire de l’architecture à celui de raconter des histoires d’architecture à travers mon travail d’artiste.

Architecture et art, quelle différence ?

Bien que l’architecture soit un art, pour moi, la différence vient des contraintes qui ne sont pas les mêmes…pour avoir pratiqué les 2, l’art m’offre une plus grande liberté. Tu choisis tes projets, tu crées ce qui te parait nécessaire de créer et c’est toi même qui t’imposes des contraintes…en archi, si tu veux vivre de ton métier, tu dois construire et donc  “subir” un client, un budget, et la réalité  des gens qui vont habiter ton “idée”…je ne dis pas que tu peux toujours tout faire quand tu es artiste mais en tout cas, c’est une façon de faire qui me convient mieux et qui me frustre moins. Je crois que c’est pour cela que de plus en plus d’archis sont également artistes et s’expriment aux travers d’expos… je pense à Didier Fiuza Faustino ou encore à Philippe Rahm.

Comment s’est passé ta fin d’études et tes premières recherches de travail ?

Mon stage de 4 ème année aux beaux-arts de Toulouse s’est fait dans l’agence de François Roche R&Sie à Paris, c’était mon modèle, le dieu sur terre de l’archi, ça se passait super bien du coup, l’école m’a autorisé a y rester…plus de 8 mois avec un vrai poste à la clé…je me suis installée à Paris et ai fait des aller retour pour préparer et passer mon diplôme en même temps, le dnsep, que j’ai obtenu avec mention.  Et puis le mythe s’est peu à peu écroulé et après un fort désenchantement, d’un commun accord, j’ai passé mon chemin. Quand dès le début, on réalise son rêve le plus cher et que l’on est déçu, il est difficile de rebondir et je n’avais aucune autre perspective “architecturale”…

Qu’est-ce que ça représente d’être résidente au Palais de Tokyo ?

C’est avant tout pour un coup de cœur architectural que j’ai postulé à la résidence “Le Pavillon” du Palais de Tokyo. J’adorais l’idée de pouvoir passer 8 mois à travailler dans ce lieu…
J’ai un peu halluciné d’avoir été sélectionné et ai vécu une super expérience…et c’est à ce moment que le champ de l’art s’est réellement ouvert à moi.
C’est sur que cette résidence est une super carte de visite…mais elle m’a aidé à trouver ma voie plus qu’elle n’a été un réel tremplin. Car à l’époque où je l’ai faite je ne savais pas que je pourrais être un jour artiste et je n’ai pas du tout profité de tout le système qui m’était mis à disposition…

Photo, collage, vidéo, … Comment te présentes-tu ?

Artiste pluridisciplinaire ! Bien que j’ai mis du temps à assumer ce titre d’”artiste”. Peu m’importe le support en fait, l’essentiel est que j’arrive à m’exprimer et fasse passer mon message, mon point de vue sur un sujet qu’il me parait nécessaire de traiter.

As-tu eu des désillusions par rapport à l’idée que tu faisais du métier ?

Oui et non, comme dans tous les métiers, bien qu’il soit décevant que cela s’applique à l’art, il y a des gens opportunistes et dont les dents rayent le parquet, le copinage, les mondanités hypocrites…beaucoup de choses que je ne suis pas…

As-tu rencontré de vraies difficultés ?

La plus grosse difficulté a été de trouver la confiance en moi et d’arrêter de remettre sans cesse ma légitimité en question. C’est pénible, fatigant et improductif au possible…

As-tu quelques conseils à donner à ceux qui veulent faire ce métier ?

Oser ! Et tenter ! Tout ce que j’ai obtenu, je suis toujours allée le chercher et la plupart du temps, je ne pensais pas que ça pouvait être possible…

Est-ce compliqué de vivre de son art ? Ici je ne pense pas aux détails de salaire mais aux choix, as-tu un agent ?

Non, mais si j’en avais les moyens je n’hésiterais pas car le plus dur pour moi c’est pas de créer mais de me vendre! c’est un boulot ingrat qui demande beaucoup d’énergie car la plupart du temps, tu te prends des vents (…quand les gens prennent la peine de te répondre!)

Comment évaluer son oeuvre en terme d’argent ?

C’est très difficile de donner un prix à son travail, c’est le côté positif de travailler avec les galeries, dont c’est le métier…même s’ils te prennent  50% au passage.

Et maintenant ?

J’ai trouvé un équilibre et produit seulement quand j’en ressens la nécessité et/ou l’opportunité (comme l’invitation d’art affaire de faire une résidence dans le groupe Matelsom)… je ne suis pas de ces artistes qui s’obligent à créer tous les jours…je ne me mets aucune pression avec ça… et ça me va très bien comme ça.

J’ai adoré ton travail pour le groupe Matelsom. Il me semblait simple et juste. En espérant que tu me comprennes, est-ce compliqué d’arriver à un résultat simple ou est-ce un résultat naturel ?

Ce travail pour Matelsom n’a vraiment pas été évident pour moi…mettre un “artiste” dans un bureau et lui dire de créer avec la matière qu’offre l’entreprise n’est pas simple…de plus que je n’étais pas tellement désirée par les collaborateurs au départ. Ils traversaient une période très difficile et se demandaient comment le boss avait pu penser à envoyer un “artiste”!
Mais petit à petit, j’ai trouvé des ruses pour les approcher…discuter…et ils se sont ouverts peu à peu à moi…en revanche, je n’aurais jamais autant fumé et fait de pauses cafés de ma vie!!!  et puis j’ai commencé mes premières interventions, et les gens étaient finalement très réceptifs à mon travail. La justesse vient du temps que j’ai passé à écouter et capter l’environnent, je n’étais pas là pour imposer un travail mais au contraire pour travailler sur eux, avec eux…

Pour ce qui est de la simplicité… je crois que c’est ma façon d’ être… Je me souviens de 2 installations que j’avais fait au Palais de Tokyo pour l’exposition collective “The final cut”, “Respiration (2)” qui consistait en un haut parleur diffusant le son de ma respiration dans l’espace d’exposition et “House” un dessin au laser, sensible et imperceptible… Bref, je me souviens encore de la réflexion que l’on m’avait fait…à savoir si je n’avais pas quelque chose de plus voyant et gros à montrer car il fallait que j’en profite… j’étais au Palais de Tokyo!!!
contact estelle Comment passer de larchitecture à lart ? (Anne Laure Maison)
A voir également sur le site de Anne-laure pour Matelsom Welc-homeEntrée des artistesArchitecture-SDerrière la porte portraits intimes

Quelles affinités ressens-tu avec l’art de rue ?

Je suis admirative… en fait, j’adorerais être une street artiste mais je n’en ai pas les “c….”. J’ai plein de projets de rue en tête, mais je n’ose pas… (par peur d’être dans l’illégalité, d’être regardé en train de bosser…je suis extrêmement timide…) j’ai du graffer une fois dans ma vie mon “nom” au poska et j’ai mis 3 jours à m’en remettre…ce n’est vraiment pas mon truc…
J’ai tout de même réussi à exposer 2 fois dans la rue, grâce à l’association le M.U.R  sur le grand panneau publicitaire dédié aux street artistes à Oberkampf et grâce au festival photo de Levallois-Perret qui a exposé toute ma série de tableaux d’intimités dans des panneaux rétro éclairés Decaux sur la place de l’hôtel de ville de Levallois-Perret, c’était 2 expériences extraordinaires…

Quand je lis l’intro de ton site, j’ai l’impression que ton travail se veut également auto-thérapeutique. C’est le cas ?

En fait, tout à commencé par ce travail lors de notre voyage au Cambodge avec le Pavillon et de la remarque que m’avait fait Pascal Beausse sur la relation entre mes préoccupations artistiques et mon patronyme. Je ne sais pas si le terme est bon, mais effectivement, j’ai eu au départ un besoin intrinsèque de travailler autour de la maison comme pour donner un sens à mon nom qui n’en a pas eu tellement dans mon enfance, de “construire” quelque chose autour de ça… mais j’y pense de moins en moins et ce n’est vraiment plus ma motivation première.

 

Comme d’habitude, vos avis /retours sont souhaités icon smile Comment passer de larchitecture à lart ? (Anne Laure Maison)

Chez Monoprix, un design réfléchi ?

Suite à un article sur topito j’ai eu envie d’étudier le cas Monoprix
carotte Chez Monoprix, un design réfléchi ?
Monoprix, c’est quoi ?

C’est une chaîne de moyenne surface basée sur le principe du “prix unique” (et rond) comme Uniprix et Prisunic avec pour mot d’ordre « mettre le bon et le beau à la portée de tous ».
On est en 1932 et la chaîne vise la classe populaire suite à la crise de 29…
L’enseigne évolue, rachète son concurrent Prisunic et appartient désormais à 50/50 à Casino / Les Galeries Lafayettes.

Monoprix change de cible
L’enseigne devient un acteur au cœur de la ville, avec une clientèle plutôt féminine, célibataire et aux moyens aisés
- fournisseur de l’essentiel par des citymarkets
- hyper-proche grâce au Daily Monop’ qui se décline Monop’ et Beauty Monop’
Vous l’aurez compris Monoprix devient hype et représente + de 300 magasins présents dans les moyennes-grandes villes (+ de 85 %) ainsi qu’une réelle présence à l’étranger icon exclaim Chez Monoprix, un design réfléchi ?

On fait quoi pour vous aujourd’hui ?

Bonne question icon confused Chez Monoprix, un design réfléchi ?
L’agence Havas City apporte son support à cette “branchitude”  par un relooking produit très pop art en novembre 2010. 2000 références marques (MDD : Marque de distributeur, souvent la marque meilleur marché qualité/prix) doivent être relookées selon le rétro-planning et là on parle de 20 % du chiffre d’affaire du groupe multi-enseignes.
La com est bonne et regarde du côté du street-marketing et des bobos (d’où l’affichage sur Libération). Si il n’y a pas eu de retour public sur investissement on sait que monoprix affiche une envie d’expansion qui laisse supposée une bonne santé comptable.

com Chez Monoprix, un design réfléchi ?

Il y a du design, que demander de plus ?

A monoprix ? Rien.
Si un produit comme les haricots verts est plus cher de 30 centimes d’euros au Monoprix que dans un hyper marché ce n’est ni a cause de l’investissement fait sur la com, ni par le coût du packaging (au contraire, nombre limité de couleurs, pas de photo produit c’est bien vu) … J’ai même envie de dire “Tu vois ça ne coûte pas plus cher d’être agréable à regarder avant d’être bien mangé icon confused Chez Monoprix, un design réfléchi ? C’est une question de cible et de loyer.

site Chez Monoprix, un design réfléchi ?
h Chez Monoprix, un design réfléchi ?
Question qui brûle les lèvres: pourquoi les MDD sont moches chez les autres ?

La réponse me semble d’une tristesse affligeante, pour montrer qu’on est pas cher il faut paraître pas cher et là “qualité” prend tout son sens…
Donc sérieusement messieurs si Monoprix à réussi à se positionner en leader sur le marché des bobos en gardant son nom de crise, les hypermarchés de crises peuvent bien vendre du junk en la jouant graphique icon confused Chez Monoprix, un design réfléchi ?

 

Messieurs acheteurs, medames designers, un avis ?

 

Juste pour le plaisir: Au monopri-hi-hi les filles sont les plus belles et les garçons plus cons, c’est naturel-EL-EL que les filles soient jolies et les garçons si cons, hélicoptère-ER-ER… (FFF)

Quoi de neuf dans vos e-kioskes? Spécial Print

A en croire beaucoup de vos e-kioskes, l’avenir de votre lecture est dans le numérique* (explosion de la vente de e-books, présence obligatoire des magazines sur le net, expérimentations sur les nouveaux supports)… on en oublie parfois que l’industrie de l’impression avance aussi sur d’autres technologies que le celle du numérique.

Certains designers et imprimeurs expérimentent et tentent de nouvelles choses… on est dans une réflexion design entre DIY, tests, accidents et détournements (Focal décodeur, stéréogramme, tissus imprimés, feuilles métallisées, découpage laser, encres blanches, phosphorescentes ou photosensibles, calques, latex,…).

219 cover lagerfeld it Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial PrintMeirion Pritchard DA de Wallpaper réinvente sans arrêt l’objet qu’est son magazine et lance tous les designers dans cette aventure.

Cela va du magazine “fait main” où même la typo du magazine est revue par Jean-Baptiste Levée aux illusions optique par Denstu qui répondent à une demande très libre de Pritchard.

Je n’oublie pas aussi les demandes de Lagerfeld and Starck pour leurs versions du magazine qui font que Meirion Pritchard doit trouver des solutions très particulières pour faire des couvertures déshabillables et/ou replaçables… et si cela semble simple, c’est tout sauf ça icon confused Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print
wallpaper1 Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print

wallpaper2 Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print

handmade font Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print

future magic Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print

Wallpaper.com, toujours dans le même esprit, vous permet de créer et présenter votre propre couverture icon smile Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print
wallpaper Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print
Décidément monsieur Pritchard à tout compris à une bonne direction artistique icon twisted Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print

Bien entendu, beaucoup de designers travaillent sur ce sujet, Fanette Mellier,  Ariane Spanier, ou encore le studio CatalogtreeHoon Kim
fanette mellier 1 Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print
ariane spanier Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print
paperspeaks s Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print

Pour finir je vous conseille d’aller faire un tour dans l’atelierdecreationgraphique.com icon confused Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print

 

*Est-ce qu’un jour l’objet imprimé sera obsolète ?
Je ne veux pas y croire pour deux raisons:
L’affectif des liseurs face à l’objet.
Le livre est beau et se parcourt dans/par tous les sens. Il devient une partie de l’histoire de son lecteur (annotations, tâches, prêt, imperfections,…) et correspond parfois à une cérémonie de lecture.
Pour l’instant le numérique est avant tout considéré comme personnel pour une question de type de données, la lecture est une utilisation de l’objet en tant que média et non plus une fin en soit.

L’artisanat technologique
L’artisanat revient en force dans la réflexion design comme contre-courant de l’idée de “productivité avant tout”. Le savoir-faire de plusieurs générations s’allie aux recherches technologiques pour créer des objets qui passent d’items à sujets.

De plus, n’en déplaise à certains, les designers pensent, depuis au moins Gutenberg, l’objet imprimé comme un interface modulaire et modulable. Les best practices du web viennent très souvent d’évidences tirées d’expériences print. icon confused Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Print

CG prend une semaine de pause

Bon Samedi !

Pour ceux qui ne sont pas en vacances, CG prend une petite semaine de pause pour revenir prochain avec un petit Quoi de neuf dans vos e-kioskes un peu particulier icon confused CG prend une semaine de pause

Interview de Guilia Bruel (Expérimental Sonography)

J’ai découvert Expérimental Sonography sur Babel, ce projet est plus qu’ouvert, il joue avec le toucher, la vue et l’ouïe et laisse envisager beaucoup d’utilisation. une réelle réflexion sur le message et tout cela en restant potentiellement ludique icon smile Interview de Guilia Bruel (Expérimental Sonography)

…Basé sur une typographie sonore, appelé sonotype, où chaque son correspond à une forme et où chaque forme correspond à un son. c’est simplement l’empreinte sonore de la lettre…

ty1 Interview de Guilia Bruel (Expérimental Sonography)


À quel cadre scolaire Expérimental Sonography répond-t-il ?

J’ai développé EXPERIMENTAL SONOGRAPHY lors de ma dernière année à l’Esag, pour le projet de fin d’année…
Nous sommes tous concernés par la communication, elle concerne aussi bien l’être humain que l’animal, la plante ou la machine. Mais existe t’il une forme de communication lisible par tous ?
Je suis donc partie de cette problématique et j’ai essayer d’y apporter ma solution…
J’ai travaillé sur un nouveau moyen de transmettre un message en associant des formes à des sons; une sorte de communication spatiale, qui se disperse dans l’espace grâce à une inscription formelle sonore.

Est-ce que ce prototype est finalisé ?

Le prototype EXPERIMENTAL SONOGRAPHY est finalisé, il fonctionne pour toutes les lettres de l’alphabet ainsi que les glyphes, mais comme son nom l’indique, cela reste un prototype, il peut et doit évoluer.

ty2 Interview de Guilia Bruel (Expérimental Sonography)

As-tu un but de distribution ?

Je ne suis pas contre un processus de distribution, je pense que ce projet pourrait vraiment aboutir à quelque chose de concret permettant une communication unique et ludique.
Les champs d’exploitation peuvent être très divers, cela peut tout aussi bien servir à mettre une émotion sur des mots, permettre à deux personnes étrangères de communiquer, ou même de permettre à des personnes handicapés de pouvoir s’exprimer, ou simplement d’échanger un message de manière interactive.

Tu parles de l’agence Duke, s’agit-il d’une collaboration, d’un mécénat, … ?

J’ai collaboré avec l’agence Duke pour développer un prototype de détection de mouvement. Un tel projet se travaille en équipe, faisant intervenir différentes spécialisations, comme le codage par exemple.

patron livrethse 10 copie Interview de Guilia Bruel (Expérimental Sonography)

Je n’ai pas d’odorat et quand, par exemple j’offre des fleurs à ma Belle, j’apprécie de les toucher pour apprécier leur texture. J’ai ressenti une attention identique de ta part par rapport au toucher, je me trompe ?

EXPERIMENTAL SONOGRAPHY intègre les notions de voir, de toucher et d’entendre. Pour percevoir un espace, on s’oriente principalement par l’ouïe, puis par le toucher, le palpable. Dans le cas d’EXPERIMENTAL SONOGRAPHY, le support est très important.
Le but était de pousser le projet en intégrant cette notion ( grâce au prototype de détection de mouvements ), pour que le livre devienne un vrai objet vivant… Lorsque l’on touche les lettres sur le papier, le son se déclenche instantanément !

En dehors du côté profondément humain de ton projet je vois une forte réflexion sur l’essence du message . Cela te semble normal ?

Le message à faire passer est très important dans mon projet. Nos attitudes physique, nos goûts, notre sensibilité esthétique, nos gestes ou nos comportements sont intimement liées à notre façon d’entendre ou d’interpréter les sons, et font passé un message précis. Ce message peut révéler ou fermer certaines possibilités qui s’offrent à nous, il est donc concret et décisif.

patron livrethse 23 copie Interview de Guilia Bruel (Expérimental Sonography)

 

Ton retour d’utilisateur de Babel ?

Je trouve que Babel est une nouvelle plateforme très constructive pour les étudiants !
Le fait de créer un réseau ” social ” entre différentes écoles permet à l’étudiant de s’ouvrir et de s’intéresser à ce qui se passe autour de lui, et à ce qui se fait .
Cela permet d’échanger des idées et de diffuser ses projets, cela peut également permettre aux professionnels d’apprécier les travaux d’étudiants, et plus si affinité !

Comptes-tu réutiliser Babel ?

Je vais régulièrement sur Babel voir les projets, c’est toujours très intéressant de voir l’évolution des travaux et de l’enseignement donné aux étudiants.

patron livrethse 24 copie Interview de Guilia Bruel (Expérimental Sonography)

Peux-tu me parler de Bim Studio ?

Bim Studio est un projet que nous avons en tête depuis quelques années, et que nous avons pu concrétiser à la sortie de l’Esag.
Nous sommes un bureau de graphistes indépendants basé à Paris dans le 14ème; spécialisé dans l’identité visuelle, l’édition, l’illustration et le numérique.
Le fait de travailler à trois dans un même espace nous permet d’échanger des idées et de mettre nos compétences en commun pour mieux répondre aux attente d’un client !

 

Merci à Guilia pour ses réponses, allez donc voir Bim Studio et restez ouverts comme Expérimental Sonography icon twisted Interview de Guilia Bruel (Expérimental Sonography)

 

Google+, quand le monde du web s’emballe…

Hello, vous avez quitté le monde du web depuis deux semaines et vous revenez ?
Vous avez l’impression d’être le seul à avoir raté la soirée de l’année dont tout le monde parle et vous souriez bêtement pour surtout ne pas faire remarquer que vous n’y étiez pas ?

C’est normal, Google+ est arrivé.

Comme d’hab en terme de social vous pouvez comptez sur Christophe Lefevre sur techtrends pour une analyse poussée.
google+ Google+, quand le monde du web semballe...
Google+, pour faire simple, c’est Facebook revu par Google et saupoudré de twitter et aucune SF (Skype/Facebook) n’y pourra rien. icon evil Google+, quand le monde du web semballe...
Tous ceux s’intéressent au web y sont déjà inscrits et s’amusent, testent, comparent…

Les cercles : kezakos ?
Des listes, elles existent sur Facebook et twitter.
Les +:
- elles portent un nom plus convivial et proche du réel (“j’ai un cercle d’amis”, “il n’appartient pas à ce cercle”,…)
- elles se gèrent mieux, choix de plusieurs listes, visualisation de cercles…
- elles sont twiterisées : le following
Les -:
- je n’ai toujours pas trouvé comment virer certains contacts suggérés (mais non je ne parle pas de toi icon confused Google+, quand le monde du web semballe... )
- j’aurai vu quelque chose de plus pearltreesque

C’est un +1 à la place d’un j’aime
Je déteste autant ce terme que “fan de” mais bon jouons le jeu, en terme de ranking c’est un plus.

C’est tout ?
Non, c’est google donc c’est réfléchi en terme de réputation (restons poli), au fur et à mesure en terme de liaison avec le reste des applis  Google (note, agenda, youtube, Picasa, …) pour finir par s’ouvrir sur tout le reste. Au final cela sera aussi et surtout publicitaire (Google, empire publicitaire article sur journaldunet.com).
La donnée devient l’or e.

Et finalement ?
C’est cool, mais je crois qu‘il s’agit ici plus d’une évolution évidente de Google, après un presque bon Benchmark,  plutôt qu’une révolution, c’est donc loin d’être l’avenir  icon exclaim Google+, quand le monde du web semballe...

Un site accessible ?

Je reviens sur le lien posté mardi sur les sites accessibles à tous.

Sur webmarketing-com.com Clément Brisard présente une distinction entre 4 catégories de troubles : les troubles visuels, auditifs, moteurs et cognitifs.

Les troubles visuels :
Il existe des connexions plage de braille et synthèse vocale mais il subsiste des problèmes pour les non-voyants : l’oubli d’équivalent textuel aux images et les passages obligatoires aux clics et mots de passes sur certains sites.

Clairement je fais partie des gens qui ont oublié les non-voyants et je vais m’employer à pallier cet horrible oubli en m’adaptant à cette réalité. Je vais essayer d’en savoir plus et vous proposer un article sur ce sujet.

Il existe la WAI (Inititative à l’accessibilité du web) de la W3C mais hélas en anglais, accessiweb.org permet de tester votre site sur l’accessibilité et surtout vous présente les ressources nécessaires à la mise à jour. Les mal-voyants sont aussi visés par cette reflexion.

Lire une interview d’un non-voyant sur sa découverte du net sur lignedevue.org.

Les troubles auditifs :
Ce sont les vidéos qui sont en cause, si il n’y a pas de sous-titres, un petit résumé s’impose. Ici pas d’excuse je m’y mets sur les prochaines.

Les troubles moteurs :
Privilégier des raccourcis claviers définis pour remplacer certaines actions souris. Je vais tenter d’en apprendre plus également.

Les troubles cognitifs :
La contrainte est respectée en partie, éviter l’ouverture automatique des animations/vidéos… sauf quand il s’agit de pub. Un réel problème à régler. Pour les sliders je vois peu de solutions à part éviter le défilement auto à part en roll-over (c’est souvent l’inverse comme sur mon portfolio). Je connais une grande spécialiste que je ne manquerai pas d’interroger au plus tôt de nos emplois du temps respectifs.

Mon point s’arrête donc ici mais le sujet reste ouvert sur CG.

N’hésitez pas à me communiquer des infos, à me faire part d’erreurs, … le sujet est trop sérieux pour ne pas en parler. icon confused Un site accessible ?
Tiens j’y pense, que faire des émoticônes…

Auto-news

Hello,

Petit passage à vide sur CG (hier et aujourd’hui). Retour à la normale demain icon smile Auto news

Pour tout vous dire je change de taf, annule mes vacances pour régler les sujets en cours et partir rejoindre une belle équipe et de très belles marques pour un super job icon twisted Auto news .

Des interviews passionnantes à venir (artistes, dont numériques et datamining, projets typographiques, scénographie, illustration, …)
et toujours des articles : l’avancée du sujet entre-espace, anticipation et design, retour sur la géolocalisation, petit point sur le street-art…

Un passage au multi-auteur..si ça vous tente icon confused Auto news

Un vrai site accessible

Hello, petit message rapide pour rappeler que si on parle ergonomie, expérience client et usabilité, un vrai site accessible peut être pensé comme accessible à tous.

Sur webmarketing-com.com Clément Briard résume les conseils de Ian Hamilton. Une réflexion a apporter.

Parlons humain, parlons design.

Interview de Yannick Mathey (prototyp-0)

J’ai découvert Prototyp-o sur Babel, le projet m’a épaté par sa pertinence et par sa simplicité d’utilisation.

Pour ceux qui ne savent pas de quoi on parle je remets ici la vidéo ainsi qu’un extrait de la présentation de Yannick Mathey.

…L’application Prototyp-Ø est spécialement conçue pour le dessin de caractère. Grâce au procédé automatisé, prototyp-0 accélère considérablement le processus de création, permettant ainsi de générer dans un délai très court une multiplicité de polices typographiques complètes…

Et place à l’interview icon smile Interview de Yannick Mathey (prototyp 0)

Prototyp-0, pourquoi ce nom ?

Lorsqu’une nouvelle application arrive dans le domaine du design, et que celle-ci est générative, elle a toujours deux accueils différents : ceux qui vont apprécier, au moins pour sa nature expérimentale, et ceux qui vont critiquer avec comme argument très juste qu’une application ne peut pas égaler la créativité et la technique du designer. En nommant cette application “Prototyp-Ø” je voulais faire comprendre que les typos générées ne sont pas des produits finis, mais une base de création à affiner / améliorer par l’utilisateur. C’est une typo presque brute, déjà dégrossie, sur laquelle il faut encore travailler pour qu’elle devienne personnelle. Il me fallait aussi que le nom se rapproche de la typo évidemment, et qu’il soit bien référencé ; prototyp-0. (prototyp-zéro)

À quel cadre scolaire Prototyp-0 répond-t-il ?

J’ai commencé à travailler sur ce projet en août 2009 en vue de le présenter pour mon DNSEP aux arts décos de Strasbourg en juin suivant. Je m’y suis mis assez tôt car à part quelques connaissances de base en web, je n’avais pas réellement de compétences en développement. Du coup, les premiers temps j’ai cherché comment faire – flash, php, etc. – avant de me tourner vers processing qui est un outil puissant et surtout accessible à ceux qui ne sont pas spécialistes en code. Prototyp-0 provient aussi de mon envie de dessiner des caractères. Tout comme le développement, je n’avais pas, ou très peu de connaissances en la matière ; cette année de diplôme m’a permis d’apprendre les bases en création typographique.

Comme tous les étudiants qui se frottent pour la première fois au type design, je créais soit des caractères modulables et géométriques, soit des caractères en partant d’une fonte existante. Dans ces deux cas de figure je n’étais pas satisfait. Mes caractères modulables ressemblaient à tout ceux qu’on voit déjà sur un grand nombre de sites et les seconds ne m’appartenaient pas complètement. J’ai eu donc envie de créer un outil qui permettrait de raccourcir la première étape qui est de dessiner un A qui soit un A, avec toute l’intelligibilité qu’on lui connaît : qu’est ce qui fait qu’on définit ce caractère comme un A.

b Interview de Yannick Mathey (prototyp 0)

As-tu eu des retours de spécialistes en typographie sur ce proto ?

Je n’ai pas eu de retours de type designers pour le moment puisqu’à part la vidéo mise en ligne, il n’existe aucune version d’essai si ce n’est une vieille version qui permet juste de “s’amuser” avec les empattements : PimpMySerif (disponible ici) Ce n’est pas la version utilisée au final car depuis j’ai apporté des améliorations, mais elle permet déjà de voir les possibilités. Par contre lors du développement de l’application, j’ai pu recevoir des conseils de la part de profs aux arts décos (Pierre Roesch, P. Di Sciullo) mais j’ai aussi rencontré d’autres personnes comme J-F Porchez, ou encore Patrick Lallemand et Pierre Delmas Bouly (superscript). Il était primordial pour moi d’avoir l’avis de ces personnes ; chacune travaille autour de la typo, mais elles ont toutes une approche différente : très concrète à expérimentale, c’est ce que j’ai essayé de traduire via cette application.

Est-ce que ce prototype est finalisé ?

Après mon diplôme en juin (2010) je n’ai pas eu beaucoup l’occasion de travailler dessus. Mon activité de graphiste me prend énormément de temps, mais j’essaie de m’y mettre un peu le weekend. Depuis quelques jours je réalise que prototyp-0 intéresse et qu’il faut que je le termine. C’est pourquoi Guillaume Leduc m’a rejoint sur ce projet pour qu’on puisse mettre en ligne une version le plus rapidement possible, on l’espère cet été.

a Interview de Yannick Mathey (prototyp 0)

As-tu un but de distribution ?

Prototyp-0 sera en ligne sur byte-foundry.com. L’idée serait que chacun puisse générer une police de caractères et que celle-ci soit stockée dans une base de données. On pourrait ensuite voter, modifier ces typos, les télécharger ou encore pourquoi pas les utiliser avec les nouveaux standards web. Je ne sais pas encore s’il y aurait une logique commerciale derrière tout ça, j’attend de voir le résultat final et l’avis des beta testeurs pour décider de cela. Quoiqu’il en soit ce ne serait de l’ordre que de quelques euros tout au plus. J’espère grâce à ce site pouvoir me concentrer à plein temps sur le développement de typos, cette fois-ci “à la main”, et ainsi de créer une mini-fonderie indépendante.

Pour cette mini-fonderie, tu as des préférences typographiques, une vision plus ou moins claire de ce que tu souhaites apporter ?

Dans les années 80, Rudy VanderLans et Zuzana Licko créent Emigre, une fonderie d’un genre nouveau qui surfe sur les nouvelles possibilités de l’outil informatique. Comme je le disais un peu plus haut, cette fonderie eut deux accueils très différents : ceux qui voyaient dans ce genre nouveau de nouvelles possibilités créatives et ceux, plus ancrés dans la tradition typographique, qui percevaient un affront au dessin de caractères classique.

Aujourd’hui, le processus génératif est au sein d’un grand nombre de créations et c’est vers quoi j’aimerais me tourner : faire des défauts du génératif, la principale qualité de l’outil. En travaillant sur prototyp-0, je me suis rendu compte très tardivement que les caractères qui buguaient retenaient plus mon intention que ceux qui correspondaient à un archétype typographique. La naïveté du logiciel qui enchaîne simplement une suite de commandes utilisateur, permet d’obtenir des formes que le dessinateur de caractères n’aurait pas forcément obtenu avec un crayon et une feuille blanche.

Le tout étant de trouver un juste milieu entre lisibilité et forme graphique du caractère.

c1 Interview de Yannick Mathey (prototyp 0)

Retour utilisateur de Babel ?

Réactifs, sympas et passionnés. Il ne manque plus qu’un système qui permettrait de mettre en relations les étudiants et les pros, mais j’ai cru comprendre que c’était en cours de développement et je ne peux que les en féliciter.

Comptes-tu réutiliser Babel ?

Je ne compte pas rempiler pour des années d’études donc je n’aurais pas de nouveaux projets étudiants à proposer. Cependant je n’hésiterais pas à en parler autour de moi. Je trouve que cette plateforme de partage est une très bonne idée, et ça fait plaisir de voir des projets étudiants mis en avant ailleurs que dans les gros magazines spécialisés type “étapes”.

D’autres projets dont tu voudrais parler ?

Je me concentre pour le moment sur prototyp-0, mais j’ai quelques idées pour la suite, toujours dans le domaine de la typo et processing.

le portfolio de Yannick

En savoir plus sur byte-foundry.com: sur flickr.comtwitter.com

Voilà donc le prototype d’un outil dont j’espère bientôt me servir icon smile Interview de Yannick Mathey (prototyp 0)

Merci à Yannick pour sa gentillesse et pour sa passion de la typo icon twisted Interview de Yannick Mathey (prototyp 0)

Design olfactif et ReNezSens

Même si je n’ai pas du tout d’odorat (suite à un vieil accident), je me souviens de celui-ci et j’ai même eu la chance de travailler à la présentation d’un nouveau parfum avec la directrice de communication de Nina Ricci.
Fragrance, scénographie, test gustatif, sons, ambiance de lumières et de couleurs, tous les sens aident à représenter un parfum car le parfum est mémoire.

162017 123249271082037 7673053 n Design olfactif et ReNezSensEt c’est ReNezSens une initiative étudiante (et oui, encore) qui me l’a rappelé hier au Virgin de Saint-Quentin en Yvelines.
“Passionnée par la parfumerie, l’équipe ReNezSens souhaite sensibiliser le grand public à l’importance de l’odorat.ReNezSens sur Facebook.

Cette excellente initiative est suivie d’une page Facebook passionnante où vous pourrez apprendre par exemple que  “le nez permet à l’homme de reconnaître quelque 10 000 senteurs différentes” ou que “La mémoire d’olfaction est la plus longue dans le temps, du moment où elle est lié à une émotion quelconque”. Sur cette page des liens également vers des sites, des articles scientifiques et un reportage sur les “nez”. ReNezSens sur Facebook.

Quel rapport avec le design ? Réflexion sur l’espace de diffusion, sur l’instant et le temps, l’interprétation du message, étude et tests, tout ce travail me semble être du design adapté à un sens particulier : l’odorat.

Le design numérique essaie d’introduire l’idée d’un message plus élégant, personnel et géolocalisé. Pour sa présentation de sujet de recherche Hic&Nunc, David Serrault* avait présenté comme base de recherche la carte postale avec des informations fortes (tampon de la poste, date et lieu, message, signature). Je pense aux lettres parfumées dont l’odeur délivrait une information  sur la personne et/ou sur son message.

Les acteurs numériques n’oublient pas l’odorat :

2008 deux artistes australiens tentent  un voyage virtuel smell-o-vision vu sur graphism.fr

2010 des chercheurs japonais créent l’impression d’odeurs !

2011 Les acteurs du net et des smart TV s’y intéressent et on voit évoluer l’idée d’enceintes olfactives sur bourgogne-live.com,

2011 l’idée du tag olfactifvu sur graphism.fr,

Quand on me dit “criquet”  je pense “lavande”… peut-être que bientôt nos images seront renforcées par des odeurs… et notre mémoire sera alors d’autant plus sollicitée… pour un message encore plus juste.

Un avis, une expérience, n’hésitez pas à la faire partager en commentaire icon confused Design olfactif et ReNezSens

*Article lié sur CG :
Retour d’auditeur: Ensad, Web et recherche sur l’identité numérique dans la mobilité
La télé du futur (smart TV) ?

Quoi de neuf dans vos e-kioskes? Spécial Babel et typographie

Avant de commencer ce e-kioskes je tenais à remercier Manu qui a rendu ce blog multi-auteur grâce à son article sur le DMY. Il est d’ailleurs sur une interview qu’il me tarde de lire.  icon twisted Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Babel et typographie

CG-blog tient à accompagner les graphistes, designers artistes et j’essaie donc de revenir régulièrement sur leur travail (complété un article par une interview, …). Je vais donc vous reparler de l’excellente initiative qu’est le collectif étudiant Babel.

A noter une nouveauté sur Babel, l’annonce de concours pas forcément dédiées aux étudiants.

Babel et la typographie, j’ai choisi de vous présenter trois projets impressionnants sur la typographie, je proposerai aux auteurs une interview icon smile Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Babel et typographie

Le Montreuil de Julien Priez

…Tous les signes, modules et lettres sont dessinées pour être tous combinables. Il est alors possible d’agir directement sur le dessin des lettres, de tout mélanger pour créer des lettrages originaux, d’écrire le mot «vélo» ou dessiner le vélo…

en voir plus sur Babel

Prototyp-Ø de Yannick Mathey

…L’application Prototyp-Ø est spécialement conçue pour le dessin de caractère. Grâce au procédé automatisé, prototyp-0 accélère considérablement le processus de création, permettant ainsi de générer dans un délai très court une multiplicité de polices typographiques complètes…

en voir plus sur Babel
yannickmathey.com

Experimantal Sonography de Gulia Bruel

…Basé sur une typographie sonore, appelé sonotype, où chaque son correspond à une forme et où chaque forme correspond à un son. c’est simplement l’empreinte sonore de la lettre…

ty1 Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Babel et typographie

ty2 Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Babel et typographie

en voir plus sur Babel

Je pense que ces projets parlent d’eux-même donc je me tais icon confused Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Babel et typographie

Bien entendu, Babel, collectif étudiant présente des projets de la même qualité en ce qui concerne le design; le graphisme et l’architecture.

Voici le lien vers le menu des articles et interviews qui concernent ce collectif.

En dehors de Babel, trois autres liens typo :

basilecuvelier.com parce que Basile Cuvelier mixe typo, signalétique et publicité et ça ça le fait icon smile Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Babel et typographie
basile cuvelier Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Babel et typographie

Wang Qing qui parle d’écriture et peinture en rapport à la philosophie chinoise icon exclaim Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Babel et typographie  . C’est chez Monsieur Bandit dont vous pouvez retrouver l’interview ici même, et croyez-moi elle vaut le détour !!!
Magical Snap Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Babel et typographie

Enfin, je ne suis clairement pas un spécialiste de la typographie mais quand typographisme.net parle de Choses glanées lors de l’Ampersand Conference je me dis que sans être acteur j’apprécie d’être spectateur de tout ceci icon smile Quoi de neuf dans vos e kioskes? Spécial Babel et typographie

PS: Charly remercie tout ceux qui sont venus lire son article la semaine dernière (je vous dit pas comment il se la pête !)